D EC OU
th: tit D RS EL à ser 0 "1 05 on. RL US ES à CRE 7. 2 .
tact , et très-superficielle; car il est aisé d'en retirer sans perte, et précisément la même quantité de mercure sans la moindre altération ; et comme nous avons vu qu il en est de même-lorsqu'on revivifie le mercure du cinabre , il paraît démontré que le soufre, qui altère la plupart des métaux, ne cause aucun changement intérieur dans la su
| stance du mercure- F
Au reste, lorsque le mer cure , par lemoyen du feu et par l'addition de l'air, prend la forme d’une chaux ou d'une terre en poudre , cette poudre est d'abord noire , et devient ensuite d’un beau rouge en continuant le feu ; elle offre même quelquefois des pe-
tits cristaux transparents et d'un rouge de rubis.
Comme la densité du mercure est très-
grande ; et qu'en même temps sés parties constituantes sont presque infiniment petites , il peut s'appliquer mieux qu'aucun autre liquide aux surfaces de tous les corps polis. La force de son union par simple contact avec une glace de miroir ; a été mesurée par un de nos plus savants physiciens (1), et s’est trouvée beaucoup plus forte qu'on ne pourraitl'imaginer ; cette expérience prouve encore, comme je l'ai dit à l’article de l’étain, qu'il y a entre la feuille d'étain et la glace une couche de mercure pur , vif et sans mélange d'aucune partie d’étain, et que cette couche de mercure coulant n’est adhérente à la glace que par simple contact.
Le mercure ne s'unit donc pas plus avec le verre qu'avec une autre matiere terreuse ; mais il s'amalgame avec la plupart des substances métalliques : cette union par amal- D
(1) Si l'on met, dit M. de Morveau, en équilibre une balance portant à l'un de ses bras un morceau de glace taillé en rond , de deux pouces et demi de diamètre , suspendu dans une position horizontale ,
ar un crochet mastiqué sur la surface supérieure, et que l'on fasse ensuite descendre cette glace sur la sur. face du mercure placé au-dessous , à très-peu de dis. tance , il faudra ajouter dans le bassin opposé jusqu'à neuf gros dix-huit grains, pour détacher la glace du mercure et vaincre l’adhésion résultante du contact.
Le poids et la compression de l'atmosphère n'entrent pour rien dans ce phénomène; car, l'appareil étant mis sur le récipient dénuéd'air ; de la machine pneumatique , le mereure adhèrera encore à la glace avec une force égale, et cette adhésion soutiendra de méme les neuf grus dont on aura chargé précédemment l'autre bras de la balance, (Éléments de Chimie, par M. de Morveau, tom. 1, pag. 54 et 55. )
TrÉOnE DE LA TERRE. Z'ome III.
game est une humectati i se fai
à froid et sans Ftodaire de een vescence , Comme cela arrive dans leg, roi lutions ; c'est une opération moyerine €ntre l'alliage et la dissolution ; car la première suppose que les deux matières soient liquéfiées par le feu, et la seconde ne se fait; qu par la fusion ou la calcination du métal par le feu contenu dans le dissolvant, ce œuf produit toujours de la chaleur; mais dans les amalgames il n’y a qu'humectation , et point de fusion ni de dissolution : et même un de nos plus habiles chimistes (2) a observé que non-seulement les amalgames se font sans produire de chaleur, mais qu’au contraire ils produisent un froid sensible qu'on peut mesurer en y plongeant un thermomètre.
On objectera peut-être qu'il se produit du froid pendant l’union de l’alkali minéral avec l'acide nitreux, du sel ammoniac avec l'eau , de la neige avec l'eau, et que toutes ces unions sont bien de vraies dissolutions ; mais cela même prouve qu'il ne se produit du froid que quand la dissolution commence par l'humectation ; car la vraie cause de ce froid est l'évaporation de la chaleur de l'eau, ou des liqueurs en général qui ne peuvent mouiller sans s'évaporer en partie,
L'or s'amalgame avec le merture par le simple contact, il le reçoit à sa surface, le retient dans ses pores , et ne peut en être séparé que par le moyen du feu. Le mercure colore en entier les molécules de l'or, leur couleur jaune disparait , l'amalgame est d'un gris tirant sur le brun si le mercure est saturé, Tous ces effets proviennent de l'attraction de l'or , qui est plus forte que celle des parties du mercure entre elles, et qui par conséquent les sépare les unes des autres et les divise assez pour qu'elles puissent entrer dans les pores et humecter la substance de l'or; car, en jetant une pièce de ce métal dans du mercure, il en pénétrera toute la masse avec le temps,, et perdra précisément en quantité ce que l'or aura gagné , c'est-àdire ce qu’il aura saisi par l’amalgame. L'or est donc de tous les métaux celui qui a la plus grande aflinité avec le mercure, et on a employé très-inutilement le moyen de l'amalgame pour séparer ce métal précieux de toutes les matières étrangères avec lesquelles il se trouve mêlé dans ses mines : au reste pour amalgamer promptement l'or ou d’autres métaux , il faut les réduire en feuilles
(2) M. de Machi.
LS
mr
or
ad
BE
minces ou en poudre ; et les mêler avec le mercure par latrituration.
L'argent s’unit aussi avec le mercure par le simple contact, mais il ne le retient pas aussi puissamment que l'or, leur union est moins intime ; et comme la couleur de l'argent est à peu près la même que celle du mereure , sa surface devient seulement plus brillante lorsqu'elle en est humectée; c'est ce beau blanc brillant qui afait donner au mercure le nom de wif'argent.
Cette grande affinité du mercure avec l'or et l'argent semblerait indiquer qu'il doit se trouver dans le sein de la terre des amalgamies naturels dé cés métaux ; cependant depuis qu'on recherche et recueille des minéraux, à peine a-t-ôn un exemple d'or natif amalgamé , et l'on ne connaît en argent que quelques morceaux tirés des mines d'AllemMagne qui contiennent une quantité assez considérable de mercure pour être regardés comme de vrais amalgames (1); ïl est aisé de concevoir que cétte rareté des amalgames naturels vient de la rareté même da mercure dans son état coulant ,et ce n'est pour ainsi dire qu'entre nos mains qu'il est dans cet état, au lieu que , dans celles de la nature, il est en masse solide de cinabre, et dans des endroits particuliers très - différents , trèséloignés de ceux où se trouvent l'or et l'argent primitifs , puisque ce n'est que dansles fentes du quartz et dans les montagnes pro:
duites par le feu que gisent ces métaux de première formation; tandis que c'est dans les couches formées par le dépôt des eaux que se trouve le mercure.
L'or et l'argent sont les seules matières qui ‘s'amalgament à froid avec le mercure :
il ne peut pénétrer les autres substañces métaHiqnes qu'au moyen de leur fusion par le feu il s’amalgame aussitres bien par ce même moyen avec l'or et l'argent; l'ordre de la faéñité de ces amalgames est l'or, l'argent , l'étäin , le plomb, le bismuth, le zinc et
(1) M. Sage fait mention d'us morceau d'orualifde Hongrie , d'un jaune grisätre, fragile, et dans lequel l'analyse lui à faittrouver une petite quantité de mercure , avec lequel on peut croire que cet or avait été naturellement amalgamé. Ce morceau , ne contenant que très-peu de mercure, doit être certainement rangé parmi les mines d'or; mañs les amalgames natifs d'argent de Sahlberget du Palatiuat, contiennent souvent plüside mereure que d'argent; ils devraient donc être rapportés parmi les mines de mercure. (Lettres de M. Demeste, tom. 2, pag. 109.)
l’arsénie ; maïs il refuse de s'unir et de s'amalgamer avec le fer, ainsi qu'avec les régules d'antimoine et de cobalt. Dans ces amalgames , qui ne se font que par la fusion, il faut chauffer le mercure jusqu’au degré où il commence à s’élever en vapeurs, et en même temps faire rougir au feu la poudre des métaux .qu'on veut amalgamer pour la triturer avec le mercure chaud. Les métaux qui, comme l’étain et le plomb , se fondent avant de rougir, s'amalgament plus aisément et plus promptement que les autres ; car ils se mêlent avec le mercure qu'on projette dans leur fonte , et il ne faut que la remuer légèrement pour que le mercure s'attache à toutes leurs parties métalliques.
Quant à l'or, l'argent et le cuivre , ce n’est qu'avec leurs poudres rougies au feu que l'on peut amalgamer le mercure ; car si l'on en versait sur ces métaux fondus , leur chaleur trop forte , dans cet état de fusion , non-seulement le sublimerait en vapeurs, mais produirait des explosions dangereuses.
Autant l’amalgame de l'oret de l'argent se fait aisément , soit à chaud , Soit à froid , autant l'amalgame du cuivre est difficile et lent; la manière la plus sûre et la moins longue de faire un amalgamé , est de tremper des lames de cuivre dans la dissolutiot du mercure par l'acide nitreux ; le mercare dissous s'attache au cuivre ét en blanchit les lames. Cette union du mercure et du cuivre ne se fait donc que par le moyen de l'acide, comme celle du mercure et du soufre sé fait Dre moyen de l'alkaïi. |
peut verser du mercure dans da plomb proie, qu'il ÿ ait explosion Épares L né qui tient le plomb en fusion. est
fort au-dessous de celle qui est nécessairé pour y tenir l'or et l'argent ; aussi l'amalgame se fait très-aisément ‘avec le plomb fondu (2) : il en est de même de l'étain ; mais il peut aussi se faire à froid avec ces deux métaux, en les réduisant en poudre-et des
Tr re Pub el Fe Pt +
(2) 1e Parties égales ‘de mercure et de plomb forment une masse blanche solide , dont ane partie du mercurese sépare par une exsudation occasioriée par
la seule chaleur de l'atmosphère , en globules infiniment ‘petits.
2° Deux parties de plomb etune de mercure forment une masse blanche, dure , cassante, à petits grainé comme ceux de l'acier, dont le mereure ne s'échappe pas;ees deux substances forment alors ane combinaison durable.
3° Trois parties de plomb et une de mercure for-
triturant long-temps avec le mercure, c'est avéc cet amalgame de plomb qu'on lute les bocaux ou vases de verre dans lesquels on conserve les animaux dans l'esprit-de-vin.
L'amalgame avec létain est d'un trèsgrand et très-agréable usage pour l'étamage des glaces ; ainsi, des six métaux , il y en a quatre , For, l'argent, le plomb et l'étain, avec lesquels le mercure s'amalgame naturellement , soit à chaud , soit à froid ; il ne se joint au cuivre que par intermède, enfin il refuse absolument de s'unir au fer; et nous allons trouver les mêmes différences dans les demi-métaux.
Le bismuth etle mercure s'unissent à froid en les triturant ensemble ; ils s’am ri encore mieux lorsque le bismath est en reg sion, et ils formént des cristaux noirs assez
réguliers, et qui ont peu d’adhérence entre eux; mais cette cristallisation du bismuth n’est pas un effet qui lui soit propre et particulier ; car l’on est également parvenu à obtenir par le mercure une cristallisation de tous les métaux avec lesquels il peut s’unir (1).
Lorsqu'on mêle le mercure avec le zinc en fusion , il se fait un bruit de grésillement, semblable à celui de l'huile bouillante dans laquelle on trempe un corps froid; cet amalgame prend d'abord une sorte de solidité, et redevient fluide par la simple trituration; le même effet arrive lorsqu'on verse du mercure dans de l'huile bouillante, il y prend même: une solidité plus durable que dans le zinc fondu. Néanmoins cette union du zinc RE mént une masse plus ductile que le plomb et l'étain; on en peut faire des vases, et on la tire aisément à la filière.
4e Ce dernier mélange est d'une fusibilité extraordinaire; mais si on l'expose d'abord à un grand feu, il éclate avec explosion ; siau contraire on le liquéfie À une douce chaleur, on peut ensuite le chauffer au rouge; mais il bout continuellement avec un bruissement comme la graisse,
5o Si l’on continue à le tenir en fusion, le mercure se dissipe successivement et totalement en vapeurs.
6° La crasse qui se forme à la surface du plomb combiné avec le mercure, exposée seule dans un vaisseau rouge de feu, décrépile comme le sel marin,
70 Cet amalgame de mercure et de plomb se comkine avec l'or, l'argent, lecuivre roselte, le laiton, le régule d'äntimoîne, le zinc et le bismuth ; il les aigrit tous, excepté l'étain, avec lequel il produit un assez beau métal mixte, blanc et ductile, (Note communiquée par M. de Grignon, en octobre 1782.)
(l) Voyez là-dessus les expériences de M. Sage.
et du mercure paratt être un véritable amal-
game ; Car l’un de nos plus savants chirnis tes, M. Sage, a réconnw qu'il se i comme les autres amalgames , et d’ailleurs , le mercure semble dissoudre à froid quelque portion du zinc : cependant cette union du zinc et du mercure paraît être incomplète ; car il faut agiter le bain, qui est toujours gluant et pâteux.
On ne peut pas dire non plus qu'il se fasse un amalgame direct et sans intermède, entre le mercure et le régule d’arsénie lors même qu'il est en fusion; enfin le mercure ne peut s’amalgamer d'aucnne manière avec Pantimoine et le cobalt : ainsi, de tous les demi-métaux , le bismuth est le seul avec lequel le mercure s’amalgame naturellement ; ét qui sait si cette résistance à s'unir avec ces substances métalliques , et la facilité de s’amalgamer avec d'autres, et particulièrement avec l'or et l'argent, ne provient pas de quelques qualités communes dans leur tissu, qui leur permet de s’humecter de cette eau métallique, laquelle a tant de rapport avec eux par sa densité?
Quoi qu'il en soit , on voit, par ces différentes combinaisons du mercure avec les matières métalliques , qu'il n’a réellement d'aflinité bien sensible qu'avec l'or et largent, et que ce n'est pour ainsi dire que par force , et par des aflinités préparées par le feu, qu'il se joint aux autres métaux , et que même il s’unit plus facilement et plus intimement avec les substances animales et végétales , qu'avec toutes les matières minérales, à l'exception de l'or et de l'argent.
Au reste, ce n’est point un amalgame , mas un onguent que forme le mercure mêlé par la trituration avec les huiles végétaleset les graisses animales; elles agissent sur le mercure comme le foie de soufre; elles le divisent en particules presque infiniment pettes, et par cette division extrême, cette matière si dense pénètre tous les pores des Corps organisés, surtout ceux où elle se trouve aidée de la chaleur, comme dans le corps des animaux’, sur lequel elle produit des effets salutaires ou funestes, selon qu’elle est administrée. Cette union des graisses avec le mercure paraît même être plus intime que celle de l’amalgame qui se fait à froid avec l'or et l'argent (2), parce que deux fluides
(2) 11 ne faut pas regarder le mercure comme sim plement distribué et entremélé avec les parties de la graisse dans l’onguent mercuriel ; il est très-certain
qui ont ensemble quelque affinité, se mêleront toujours plus aisément qu’un solide avec ua fluide , quand même il y aurait entre eux une plus forte attraction ; ainsi les graisses agissent peut-être plus puissamment que ces métaux sur la substance du mercure ; parce qu’en se rancissant elles saisissent l'acide aérien ,. qui doit agir sur le mercure ; et la preuve en est qu'on peut le retirer, sans aucune perte, de tous les amalgames , au lieu qu'en fondant la graisse on ne le retire pas en entier, surtout si l’'onguent a été gardé assez long-temps pour que la graisse ait exercé toute son action sur le mercure (1).
Considérant maintenant les effets des dissolvants sur le mercure, nous verrons que les acides ne le dissolvent pas également comme ils dissolvent les métaux , puisque le plus puissant de Lous , l'acide vitriolique , ne l'attaque qu’au moyen d’une forte chaleur (2); il en est à peu près de même de l’a-
au coniraire qu'il y a adhérence et combinaison , méme très-intime , au moins d'une portion du mercure avec la graisse. ... ar lorsqu'il est fait depuis du temps , on ne peut plus , en le fondant , retirer tout le mercure qu'on y avait mis, ( Dictionnaire de Chimie , par M. Macquer , article Mercure. )
(1) Quoique le mercure soit susceptible de se diviser lorsqu'on le triture avec une huile grasse, il ne paraît pas qu'il y ait réellement dissolution... Le mercure se combine plus facilement avec les graisses animales , qui ne sont néanmoins qu'une espèce d'huile où l'acide est plus abondant, et qui manifestent d'ailleurs les mêmes affinités que les autres substances huileuses. On ne doit pas néanmoins attribuer l'action de ces graises sur le mercure à l'acide phosphorique qu'elles contiennent .
C'est en combinant la graisse avec le mercure que l'on forme la pommade mercurielle.... Dans cet onguent les parties de mercure ne paraissent pas simplement distribuées ou entremélées avec les parties de la graisse ; on est fondé à penser au contraire qu'il y a adhérence et union , même très-inlime , car cette graise de l'onguent mercuriel se rancit très-promptement, comme ilurrive à toutes les matières huileuses qui entrent dans quelque combinaison. ...
Lorsque l'onguent mercuriel est vieux , si on le frotte entre deux papiers gris , la graisse s’imbibe dans le papier, et l'on ne voit point de globules de mercure; iln'en est pas de même lorsque cet onguent est récent , On y découvre très-aisément une grande quantité de parties métalliques. Toutes ces observations prouvent qu'il y a une vraie combinaison , une union intime dans ce mélange , lorsqu'il est vieux. (Éléments de Chimie, par M. de Morveau , tom. 3, pag. 389 et suiv. )
(2) L'acide vitriolique dans son état ordinaire n'agit point ou n'agit que très-faiblement et très-mal sur le
cide marin : pour qu’il s’unisse intimement avec le mercure , il faut que l’un et l’autre soient réduitsen vapeurs , et de leur combinaison résulte un sel d’une qualité très-funeste, qu'on a nommé sublimé corrosif ; dans cet état forcé , le mercure ne laisse pas de conserver une si grande attraction avec lui-même , qu'il peutse surcharger des trois quarts de son poids de mercure nouveau (3) ; et c'est en chargeant ainsi le sublimé corrosif de nouveau mercure, qu'on en diminue la qualité corrosive , et qu’on en faitune préparation salutaire, qu'on appelle mercure doux, qui contient en effet si peu de sel marin, qu'il n’est pas dissoluble dans l’eau; on peut donc dire que le mercure oppose une grande résistance à l’action de l'acide vitriolique et de l'acide marin ; mais l'acide nitreux le dissout avec autant de promptitude que d'énergie : lorsque cet acide est pur , il a la puissance de le dissoudre sans le secours de la chaleur; cettedissolutiou produit un selblane qui peut se cristalliser, et qui est corrosif comme celui de la dissolution d'argent
cet acide (4). Dans cette dissolution, lemer-
meme Des
mercure en masse. Ces deux substances ne peuvent se combiner ensemble , À moins que l'acide ne soit dans le plus grand degréde concentration, et secondé par la chaleur la plus forte... Lorsque cet acide est bien concentré , il réduit le mercure en une masse saline de couleur blanche, appelée vitriol de mercure. Si on expose à l'action du feu la combinaison de l'acide vitriolique avec le mercure, la plus grande partie de cet acide s'en détache ; mais une chose fort remarquable , c'est que le mercure traité ainsi par l'acide vitriolique soutient une plus grande chalepr et paraîl par conséquent un peu plus fixe que quand S est y Cette fixité est une suite de son état de chaux, (Dictionnaire de Chi article Mercure. ) mt tu
(3) L'acide marin en liqueur n'agit point sensiblement sur le mercure en masse, même lorsqu'il est aidé de la chaleur de l’ébullition ; mais lorsque cet acide très-concentré est réduit en vapeurs , et qu'il rencontre le mercure réduit aussi en vapeurs , alors ils s'unissent d’une manière très-intime. Il en résulte ua sel marin mercuriel cristallisé en aiguilles aplaties, et qu'on a nommé sublimé corrosif, parce que l'on ne l'obtient que par la sublimation... L'affinité de l'acide marin avec le mercure est si grande qu'il se surcharge , en quelque sorte , d'une quantité considérable de cette matière métallique. . .. Le sublimé corrosif peut absorber et se charger peu à peu, par la trituration, des trois quarts de son poids , de nouveau mercure. (dem , ibidem.)
(4) L'acide nitreux dissout très-bien le mercure ; dix onces de bon acide suffisent pour achever la dis-
cure est en partie calciné ; car , après la formation des cristaux , il se précipite en poudre d'un jaune-citrin qu’on peut regarder comme une chaux de mercure. Au reste , l’acide nitreux, qui dissout si puissamment le mercure coulant, n’attaque point le cinabre, parce que le mercure y est défendu par le soufre qui l'enveloppe Par sur lequel cet acide n’a point d'action. Cette différence entre le mercure et le soufre , semble indiquer
“autant le soufre contient de feu fixe, autant le mercure en est privé, et cela confirme l'idée que l'essence du mercure tient plus à l'élément de l’eau qu’à celui du feu.
Des acides végétaux , celui du tartre est le seulqui agisse sensiblement surle mercure; le vinaigre ne l'attaque pas dans son état coulant, et ne s’unit qu'avec sa chaux ; mais en triturant long-temps la crème de tartre avec le mercure coulant , on vient à bout de les unir , en y ajoutant néanmoins un peu d’eau ; on pourrait donc dire qu'aucun acide végétal n’agit directement ët sans intermède sur le mercure. Il en est de même des acides qu'on peut tirer des animaux , ils ne dissolvent ni n’attaquent le mercure , à moins
“ils ne soient mêlés d'huile ou de graisse, en sorte qu’à tout considérer ; il n'y a que
l'acide aérien qui agisse à la longue par l’intermède des graisses sur le mercure, et l'acide nitreux qui le dissolve d’une manière directe et sans intermède : car les alkalis fixes ou volatils n’ont aucune action sur le mercure coulant , et ne peuvent se combiner avec lui
ue quand ils le saisissenten vapeurs ou en dissolutions ; ils le précipitent alors sous la forme d’une poudre ou chaux ; mais l’on peut toujours revivifier sans addition de matière charbonneuse ou inflammable ; on produit cet effet par les seuls rayons du soleil, au foyer d'un verre ardent.
Une preuve particulière de l'impuissance des acides végétaux ou animaux pour dissoudrele mercure , c'est que l'acide des fourmis,
agen ER SR ne
solution de huit onces de ce métal ; il l'attaque même à froid, et produit effervescence et chaleur,... La dissolution se colore d'abord en bleu, par l'union du principe inflammable ; il s'y forme par le refroidissement un sel neutre, non déliquescent, disposé en aiguilles ; c'est le nitre mercuriel.... M. Baumé remarque que la dissolution de nitre mercuriel, refroidie sur le bain.de sable , donnait des aiguilles perpendiculaires , et que , refroidie loin du feu , elle donnait des aiguilles horizontales, ( Élements de Chimie, par M. de Morveau , tom. 2, pag. 179 et suiv.)
ré bé DR EI Ur vyr MS ES
au lieu de dissoudre sa chaux la revivifie , il ne faut pour cela que les tenir ensemble en digestion (1). : ; (a
Le mercure n'étant par lui-même ni acide, ni alkalin , ni salin , ne me paraît pas devoir être mis au nombre des dissolyants, quoiqu'il s'attache à la surface et pénètre les pores de l'or , de l’argentetdel'étain ; cestrois métaux sont les seules matières auxquelles il s'unit dans son état coulant , et c'est moïns une dissolution qu’une humectation ; ce n’est que par addition aux surfaces, et par juxtaposition , et non par pénétration intime et décomposition de la substance de ces métaux, qu’ilse combine avec eux.
Non-seulement tous les alkalis , ainsi que les terres absorbantes , précipitent le mercure de ses dissolutions et le font tomber en poudre noire ou grise, qui prend avec le temps une couleur rouge , mais certaines substances métalliques le précipitent également; le cuivre, l'étainet l'antimoine ne décomposent pas ces dissolutions ; et ces précipités, tous revivifiés, offrent également du mercure coulant. »
On détruit en quelque sorte la fluidité du mercure en l'amalgamant avec les métaux ou en l'unissant avec les graisses , on peut même lui donner une demi-solidité en le jetant dans l'huile bouillante, ily prend assez de consistance pour qu’on puisse le manier, l'étendre , eten faire des anneaux et d’autres petits ouvrages ; le mercure reste dans cet état de solidité et ne reprend safluidité qu’à l’aide d'une chaleur assez forte.
Il y a donc deux circonstances bien éloignées l’une de l'autre , dans lesquelles néanmoins le mercure prend également de la solidité, et ne reprend de la fluidité que par l'accession de la chaleur : la première est celle du très-grand froid , qui ne lui donne qu'une solidité presquémomentanée , et que le moindre degré de diminution de ce froid , c’est-à dire la plus petite augmentation de chaleur, liquéfie; la seconde au contraire n’est produite que par une très-grande chaleur , puisqu'il prend cette solidité dans l'huile bouillante ou dans le zincen fusion , et qu'il ne peut ensuite se liquéfer que par une chaleur encore plus grande ; quelle conséquence directe peut-on tirer de la comparaison de ces deux mêmes effets dans des circonstances
oo
(1) Éléments de Chimie, par M. de Morveau, tom.2, pag- 15.
si opposées, sinon que , le mercure participant de la nature de l’eau et de celle du métal, il se gèle , comme l’eau, par le froid, d'une part, et, de l’autre , se consolide , comme fait un métal en fusion par la température actuelle, en ne reprenant sa fluidité , comme tout autre métal , que par une forte chaleur ? Néanmoins cette conséquence n’est peut-être pas la vraie , etik se peut que cette solidité qu’acquiert le mercure dans l'huile bouillante et dans le zinc fondu , provienne du changement brusque d’état que la forte ehaleuroccasionne dans ses parties intégrantes, et peut-être aussi de la combinaison réelle des parties de l'huile ou du zinc qui en font un amalgame solide. Quoi qu'il en soit, on ne connait aucun autre moyen de fixer le mercure ; les alchimistes ont fait de vains et immenses travaux pour atteindre ce but ; l'homme ne peut transmuer les substances , ni d'un liquide
de nature en faire un solide par Fart ; il n'ap- ”
partient qu’à la nature de changer les essences (!), et de convertir les éléments, et encore faut-il qu'elle soit aidée de l'éternité du temps , qui , réunie à ses hautes puissances , amène toutes les combinaisons possibles, et toutes les formes dont la matière peut devenir susceptible.
Il en est à peu près de mème des grandes recherches et des longs travaux que l'on a faits pour tirer le mercure des métaux ; nous avons vu qu'il ne peut pas exister dans les mines primordiales formées par le feu primitif ; dès lors ik serait absurde de s'obs. tiner à le rechercher dans l'or, l'argent et le cuivre primitifs, puisqu'ils ont été produits et fondus par ce feu ; il semblerait plus raisonnable d'essayer de le trouver dans les matières dont la formation est contemporaine ou peu antérieure à la sienne; mais l'idée de ce projet s'évanouit encore. lorsqu’ox voit que le mercure ne se trouve dans aucune mine métallique , même de seconde formation , et que le seul fer , décomposé et
(1) Nota. Je ne puis donner une entière confiance en, ce quiest rapporté dans les Récréations chimiques, per M. Parmentier, tom. 1, pag. 339 et suiv. ; c'est néanmoins ce que nous ayons de plus authentique sur la transmutation des métaux ; on y donne un procédé pour convertir le mercure en or, résistant à toute épreuve , et ce, par le moyen de l'acide du tartre ; ce procédé , qui est de Constantin, a été répété par Mayer et vérifié par M. Parmentier, qui a soin d'avaucer qu'il n’est pas fait pour enrichir.
réduit en rouille , l’accompagne quelquefois dans sa mine, où étant toujours uni au soufre et à l'alkaki, ce n'est, et ne peut même être, que dans les terres grasses et chargées des principes du soufre par la décomposition des pyrites , qu'om pourra se permettre de le chercher avec quelque espérance de succès. É ;
Cependant plusieurs artistes , qui même ne sont pas alchimistes , prétendent avoir tiré du mercure de quelques substances métalliques , car nous ne parlerons pas du pré:
tendu mercure des prétendus philosophes, .
qu'ils disent être plus pesant, moins volatil, plus pénétrant , plus adhérent aux métaux que le mercure ordinaire , et qui leur sert de base commune , fluide ou solide ; ce mereure philosophique n'est qu'un être d'opinion ; un être dout l'existence n’est fondée. que sur l'idée assez spécieuse que le fonds de tous les métaux est une matière commune, une terre que Becher a nommée terre mercurielle, et quayles autres alchimistes ont regardée comme la base des métaux. Or il me parait qu'en retranchant l'excès de, ces idées , et les examinant sans préjugés , elles sont aussi fondées que celles de qu autres actuellement adoptées dans la chimie ; ces êtres d'opinion dont on fait des principes portent également sur l'observation de plusieurs qualités communes qu'on voudrait expliquer par un même agent doué d’une propriété générale ; or, comme les métaux ont évidemment plusieurs qualités, communes ; il n’est pas déraisonnable de chercher quelle peut être la substance active où PasSiVE Qui, se trouvant également dans tous les métaux » sert de base générale à leurs propriétés communes ; on peut même donner un nom à cet être idéal pour pouvoir en parler et s'étendre sur ses propriétés supposées ; c'est là tout ce qu’on doit se permettre, le reste est un excès, une source d'erreurs , dont la plus grande est de regarder ces êtres d'opinion comme réellement existants , et de les donner pour des substances matérielles tandis qu’ils ne représentent que par abstraction des qualités communes de ces substances. | Nous avons présenté dans le premier volume de nos Suppléments, la grande division des matières qui composent le globe de la terre : la première classe contient, La matière vitreuse fondue par le feu ; la seconde ,. les matières calcaires formées par les eaux ; la troisième , la terre végétale provenant du
PORC RENETS" EE 7: }
détriment des végétaux et des animaux ; or, il ne parait pas que les métaux soient px 64 sément compris dans ces trois classes ; Car ils n’ont pas été réduits en verre par le feu primitif; ils tirent encore moins leur origine des substances ealcaires ou de la terre végétale. On doit donc les considérer comme faisant une classe à part, ét certainement ils sont composés d'urre matière plus dense ue celle de toutes les autres substances :
or , quelle est cette matière si dense ? est-ce une terrè solide , come léür dureté 'indie? est-ce un liquide pesant , comme leur affinité avec le mercure semble aussi l'indier? est-ce un composé de solide et de liquide tel que la prétendue terre mercu:
rielle ? ou plutôt n'est-ce pas une matière semblable aux autres matières vitreuses ,et qui n’en diffère essentiellement qué par sà densité et sa volatilité ? car on peut aussi la rédaire en vérre. D'ailleurs les métaux, dans leur état de nature primitive , Sont mélés et incorporés dans les matières vitreuses; ils ont seuls la propriété de donner an verre des couleurs fixes que le feu même ne peut changer ; il me parait donc que les parties les plus denses de la matière terrestre étant douées , relativement à leur volume , d'une plus forte attraction réciproque, elles se sont , par cette raison , séparées des autres , et réunies entre elles sous un plus petit vo- Jume ; Ja substance des métaux prise en général ne présente donc qu'un seul but à nos recherches , qui serait de trouver, s'il est ossible , les moyens d'augmenter la densité de la matière vitreuse , au point d'en faire un métal , ou seulement d'augmenter celle des métaux qu'onappelle imparfaits, autant ‘il serait nécessaire pour leur donner la pesanteur de l'or ; ce butest peut-être placé au-delà des limites de la puissance de notre art, mais au moins il m'est pas absolument chimérique, puisque nous avons déjà reconnu une augmentation considérable de pesanteur spécifique dans plusieurs alliages métalliques. - Le chimiste Juncker a prétendu transmuer le cuivre enargent (1) , etil a recueil;
pm
(1) Voici son procédé : on fait couler en masse, au feu de sable , quatre parties de feuilles de cuivre, quatre parties de sublimé corrosif , et deux parties de sel #mmoniuc ; on pulvérise ce composé et on le lave dans le vinaigre jusqu'à ce que le nouveau vinaigre né verdisse plus; on fond alors ce qui reste avec une partié d'argent , et On coupelle avec le plomb; sui-
les procédés Par lesquels on a voulu tirer du mercure des métaux ; je suis Persuadé qu'il n'en existe dans aucun métal de première formation , non plus que dans aucune mine primordiale, puisque ces métaux et le mercure n’ont pu être Re. ensemble, M. Grosse de l’Académie des sciences , s’ést trompé sur le plomb, dont il dit ayoir tiré du mercure ; car son procédé a été plusieurs: fois répété , et toujours sans succès , par les plus habiles chimistes ; mais quoique le mer- Cure n'existe pas dans les métaux produits Par le feu primitif, non plus que dans leurs mines primordiales , il peut sé trouver dans les mines métalliques de dernière formation, soit qu'elles aient été produites par le dépôt €t la stillation des eaux , ou parle moyen du feu et par la sublimation dans les terrains volcanisés.
” Plusieurs auteurs célèbres , ét entre autres Becher ét Lancelot , 6nt'écrit qu'ils avaient tiré du mercure de l'aptimoinie : quelques uns même ont avancé que ce demi-métal n'élait que du mercure fixé par une vapeur arsénicale. M. de Souhey, ci-deyvant médecin consultant du roi, a bien voulu me communiquer un procédé par lequel il assure aussi avoir tiré du mercure de l'antimoine (2).
TT vant Juncker, le cuivre se trouve converti en argent. M. Weber, chimiste allemand , vient de répéter jusqu'à deux fois ce procédé , sur l'assurance que deux personnes Jui avaiënt donnée qu'il leur avait réussi ; il avoue qu'il n'a retrouvé que l'argent ajouté à Ja fusion , et il remarque ,.avec toute raison , que c'est opérer assez heureusement et avec toute exactitude, lorsqu'une poriion de métal fin ne passe pas par Ja cheminée avec l'espérance de la transmutation, (Magasin pbysico - chimique de M. Weber, tom. 1 ;
(2) Le mercure, dit M. de Souhey, est un mixte aqueux et terreux , dans lequel il entre une portion du principe inflammable ou sulfureux et quiest chargé jusqu'à l'excès de la troisième terre de Becher ; voilà , dit-il, la meilleure définition qu'on puisse donner du mercure. il m'a paru si avide du principeeon= Stituant les métanx et les demi-métaux ; que je suis parvenu à précipiter ceux-ci avec le mercure ordi naire sous une forme de chaux réduetible, sans addi:
tion , avec le secours de l’eau et avec celui du feu ;
j'ai ainsi calciné tous les métaux , même les plus parfaits , d’une matière aussi irréductible avec du mer cure tiré des demi-métaux.
L'aflinité du mercure est si grande avec les métaux et les demi-métaux ; qu'on pourrait, pour ainsi dire, assurer que le mercure est au règne minéral ce que l'eau est aux deux autres règnes. Pour prouver cette assertion, j'ai fait des essaïs sur les demi-métaux, et
D'autres chimistes disent avoir augmenté la quantité du mercure en trailant le sublimé corrosif avec le cinabre d'antimoine (L) ;
j'expose seulementhici le procédé fait sur le régule d'antimoine : en fondant une partie de ce régule avec deux parties d'argent (qui sert ici d'intermède, et qu'on sépare , l'opération finie), on réduira cette matière en poudre qu'on amalgamera avec einq où six parties de mercure ; on triturera le mélange avec de l'eau de fontaine, pendant douze à quinze heures , jusqu’à ce qu'elle en sorte blanche ; l'amalgame sera long-temps brun, et par les lotions réitérées , l'eau entraînera peu à peu avec .elle le régule sous une forme de chaux noire entièrement fusible ; cette éhaux recueillie avec soin , séchée et mise au feu dans ünecornue, on en sépare le mercure qui s’y était wiélé ; en décantant l'eau qui a servi à nettoyer l'amalgame , on ne trouvera que les deux tiers du poids du régule qui avait été fondu et ensuite amalgamé avec le mercure ; on sépare aussi par la sublimation celui qui était resté avec l'argent; alors, si l'opération a été bien faite, l'argent sera dégagé de tout alliage , et très-blanc ; le mercure aura augmenté sensiblement de poids, en tenant compte de celui qui était mélé avec la chaux du régule qu'on supposeavoir été séparé par la distillation. On peut conclure que le mercure s’est approprié le tiers du poids qui manque sur la totalité du régule, et que ce tiers s'est ré duit en mercure , ne pouvant plus s'en séparer; les deux tiers restants, quittent l'état de chaux si on les rétablit par les procédés ordinaires avec le flux noir ou autre fondant, et l'expérience peut étre répétée jusqu'à ce que le régule d'antimoine soit en entier reduit en mercure.
. Si l'on fait évaporer jusqu'à siccité l'eau quia servi aux lotions, après l'avoir laissée déposer ; il restera une terre grisôtre ayant un goût salin, et rougissant un peu au feu; cetie terre appartenait au mercure , qui l’a déposée dans l'eau qui la tenait en dissolution. Le mercure, dans l'opération ci-dessus, fait la fonction du feu, et.produit les mêmes effets; il a fait disparaître du régule d’autimoine son aspect brillant, il Jui a fait perdre une partie de son poids en le calcinant d'une manière irréductible, sans addition , avec le secours de l'eau et de la trituration, aussi complètement que pourrait le faire le feu.
Nota. On peut remarquer dans cet exposé de M. de.
Souhey que son idée sur l'essence du mercure, qu'il régarde comme une eau métallique , s'accorde avec les mienues ; mais j'observerai qu'il n'est pasétonnant que les métaux traités avec le mercure se calcinent même par la simple trituration ; on sait que le métal fixé retient un peu de mercure au feu de distillation,
on sait aussi que le mercure emporte à la distillation,
un peu des métaux fixes; ainsi, tant qu'on n'aura pas purifié le mercure que l'on croit avoir augmenté par le mercure d'antimoine, ce fait ne sera pas dé-
montré.
(1) Voici un exemple ou deux de mereurification ,
tirés de Vallerius et Teichmeyer. Si l'on distille du
d'autres , par des préparations plus combinées, prétendent avoir converti quelques portions d'argent en mercure (2); d’autres enfin assurent en avoir tiré de la limaille de fer , ainsi que de la chaux , du cuivre , et même de l'argent et du plomb, à l'aide de l'acide marin (3).
C'est par l'acide marin , et même par les sels qui en contiennent, que le mercure est précipité plus abondamment de ses dissolutions, et ces précipités ne sont point en poudre sèche , mais en mucilage ou gelée
blanche , qui a quelque consistance ; c'est |
une sorte de sel mercuriel, qui néanmoins n'est guère soluble dans l'eau. Les autres précipités du mercure par l’alkali et par les terres absorbantes , sont en poudre de couleurs différentes ; tous ces précipités détonnent avec le soufre : et M. Bayen a reconnu qu’ils retiennent tous quelques portions de l'acide dissolvant , et des substances qui ont servi à la précipitation.
On connait en médecine les grands effets du mercure mêlé avec les graisses, dans les-
cinabre d'antimoine fait par le sublimé corrosif, on retirera toujours des distillations, après la revification du mercure ; plus de mercure qu'il n'y en avait dans le sublimé corrosif. (Dictionnaire de Chimie, par M. Macquer , article Mercure.)
(2) Si l'on prépare un sublimé corrosif avec l'esprit de sel et le mercure coulant ; et qu'on sublime plusieurs fois de la chaux ou de la limaille d'argent avec
ce sublimé, une partie de l'argent F mercure. (Idem, ibidem .) gent se changera €
(3) La limaille de fer bien fine exposée pendant un an à l'air libre, ensuite bien triturée dans un morpod -.. remise après cela encore pendant un an à l'air, et enfin soumise à une distillation dans uné cornue, fournit une matière dure qui s'attache au col du vaisseau , et avec cette matière un peu de mercure.
Si l'on prend de la cendre ou chaux de cuivres qu’on la méle avec du sel ammoniae , qu'on expose ce mélange pendant un certain temps à l'air, el qu'on
le mette en distillation avec du savon, on obtiendra du mercure,
a On prétend aussi tirer du mercure du plomb et de l'argent corné, en le mélant avec parties égales d'esprit de sel bien concentré, en les laissant en diges” tion pendant trois ou quatre semaines, et saturant ensuite ce mélange avec de l'alkali volatil , ‘et le remellant en digestion pendant trois on quatre semaines; au bout de ce temps il faut y joindre égale quantité de flux noir et de savon de Venise, et mettre le tout en distillation dans une cornue de verre, il passera du mercure dans le récipient. ( Idem, ibidem .) nié