SECOND MÉMOIRE
Histoire physiologique des sensations.
INTRODUCTION
Dans le premier Mémoire que j'ai eu l'honneur de vous lire , citoyens, j'ai indiqué d'une manière sommaire et générale les rapports principaux qui existent entre l'organisation de l'homme, ses besoins, ses facultés physiques d'une part, et la formation de ses idées, le développement de ses penchants, ses facultés et ses besoins moraux, de l'autre. Vous avez vu qu'aux différences primitives établies par la nature, et aux modifications accidentelles introduites par les chances de la vie, dans les dispositions des organes, correspondent constamment des différences et des modifications analogues dans la tournure des idées et dans le caractère des passions. De là nous avons conclu que , soit pour donner des bases invariables à la philosophie rationnelle et à la morale, soit pour découvrir les moyens de perfectionner la nature humaine en agissant sur la source même et de ses passions et de ses idées , il était nécessaire d'étudier soigneusement les diverses circonstances physiques qui peuvent rendre un homme si différent des autres et de lui-même : et les objets de ces
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recherches se sont trouvés , pour ainsi dire , spontanément classés sous un certain nomhre de chefs qui feront le sujet de plusieurs mémoires , et dont l'ensemble me paraît embrasser tout ce que la physiologie peut offrir à la philosophie morale , comme matière de nouvelles méditations.
Le premier objet qui fixe nos regards est l'histoire des sensations y considérées dans leurs premiers phénomènes : c'est celui qui va nous occuper aujourd'hui. Je vais essayer de déterminer avec quelque exactitude en quoi consistent les opérations de cette faculté singulière, propre aux animaux, par laquelle ils sont avertis de la présence des objets extérieurs : je vais suivre ces opérations dans diverses circonstances, qui ne me paraissent pas avoir été distinguées et circonscrites avec assez de soin : je vais surtout ra'efforcer de remplir les lacunes qui séparent encore les observations de l'anatomie ou de la physiologie, et les résultats incontestables de l'analyse philosophique. Vous sentez, citoyens, que dans des matières si nouvelles, où le plus léger faux pas peut conduire aux conséquences les plus erronées, il faut s'imposer une grande précision, une grande sévérité de langage : vous sentez donc aussi que j'ai besoin de toute votre attention pour être bien entendu, même de vous, à qui ces objets sont familiers (i).
(i) Je n'entrerai clans aucun détail analomiquc. Consultez,
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Nous ne sommes pas sans cloute réduits encore à prouver que la sensibilité physique est la source de toutes les idées et de toutes les habitudes qui constituent l'existence morale de rhomme : Locke, Bonnet, Condillac, Helvétius, ont porté cette vérité jusqu'au dernier degré de la démonstration. Parmi les personnes iustruites, et qui font quelque usage de leur raison , il n'en est maintenant aucune qui puisse élever le moindre doute à cet égard. D'un autre côté, les physiologistes ont prouvé que tous les mouvements vitaux sont le produit des impressions reçues par les parties sensibles : et ces deux résultats fondamentaux, rapprochés dans un examen réfléchi, ne forment qu'une seule et même vérité.
Mais les philosophes peuvent rester encore divisés sur quelques points. Les uns peuvent croire , avec Condillac, que toutes les déterminations des animaux sont le produit d'un choix raisonné , et par conséquent le fruit de l'expérience : d'autres peuvent penser, avec les observateurs de tous les siècles, que plusieurs de ces déterminations
|)our les descriptions des organes, i'Anatomie vraiment analytique de Boyer ; et, pour leur arrangement en systèmes généraux , celle de Bichat, plus particulièrement appliquée à la physiologie.
ne sauraient être rapportées à aucune sorte de raisonnement, et que, sans cesser pour cela d'avoir leur source dans la sensibilité physique , elles se forment le plus souvent sans que la volonté des individus y puisse avoir d'autre part que d'en mieux diriger l'exécution. C'est l'ensemble de ces déterminations qu'on a désigné sous le nom àHnstinct.
Parmi les physiologistes , une discussion s'est également élevée pour savoir si la sensibilité devait être regardée comme l'unique source de tous les mouvements organiques; ou s'il existait, dans les parties qui composent les corps vivants, une autre propriété distincte , et même indépendante à certains égards de la première. Ceux qui soutiennent l'affirmative de la seconde proposition , à la tête desquels l'on doit placer le célèbre Haller, qui en a fait, pour ainsi dire, son patrimoine, désignent cette propriété particulière sous le nom di irritabilité. C'est en vertu des impressions transmises par les nerfs aux parties musculaires, ou reçues immédiatement par celles-ci, que l'irritabilité se manifeste : mais, comme elle subsiste encore quelque temps après la mort , ces physiologistes nient qu'elle puisse dépendre de la sensibilité, qui, suivant leur opinion, est détruite au même instant que la vie de l'individu.
Les autres, et l'on peut compter parmi eux plusieurs hommes de génie, objectent que la sensibilité subsiste dans les asphyxies, les léthargies,
les apoplexies , en un mot , dans les syncopes de tout genre, quoiqu'elle ne se manifeste alors par aucun acte précis qui la constate , quoiqu'elle ne laisse après elle aucune trace , aucun souvenir qui la confirme. Ils ajoutent qu'entre l'état d'un noyé qui revient à la vie, et l'état de celui dont la mort est irrévocable , la différence sera difficile à bien établir; que les signes et l'instant de la mort ne peuvent être déterminés avec précision ; que la ligature ou l'amputation des nerfs qui portent la sensibilité dans un organe , le rendent non -seulement insensible, mais encore paralytique; c'est-à-dire, qu'elles enlèvent à la fois à ses épanouissements nerveux la faculté de sentir, et à ses muscles celle de se mouvoir. Enfin , disent-ils, toutes les observations faites snr le vivant, et les expériences tentées sur les cadavres ou sur leurs parties isolées, nous autorisent à supposer que la sensibilité répandue dans tous les organes n'est pas anéantie à l'instant même de la mort; qu'il en subsiste quelque temps des restes , qui se remarquent surtout dans les parties dont les mouvements étaient le plus continuels ou le plus forts ; et qu'elle a seulement cessé de se reproduire alors que la communication entre les organes principaux a cessé d'exister elle-même.
Voilà ce que disent à peu près les stahliens , les sémianimistes , les nouveaux solidistes d'Édimbourg, et les plus savants professeurs de l'école de Montpellier.
Un peu de réflexion suffit pour faire voir que les deux questions précédentes se tiennent, et qu'elles ont l'une et l'autre un rapport direct avec l'objet qui nous occupe.
Car , d'un côté , s'il était bien démontré qu'il y a des mouvements qui ne dépendent pas immédiatement de la sensibilité , l'on pourrait trouver plus facile de concevoir des déterminations sans choix et sans jugement.
Et de l'autre , s'il est vrai qu'il y ait des déterminations et des mouvements dont l'individu n'a pas la conscience , l'on sent que beaucoup de phénomènes qui ont été confondus auront besoin d'être distingués; que les principes, sans changer de nature, doivent être énoncés en d'autres termes, et les conséquences tirées d'une manière moins générale et moins absolue : je veux dire qu'il ne faudra pas confondre l'impulsion qui porte l'enfant, immédiatement après sa naissance, à sucer la mamelle de sa mère, avec le raisonnement qui fait préférer des aliments sains qu'on a déjà trouvés bons, à des aliments corrompus qu'on a trouvés mauvais; et que, s'il n'en est pas pour cela moins certain que la sensibilité physique est la source unique de nos idées et de nos déterminations, il y aurait du moins peu d'exactitude à dire, comme on le fait d'ordinaire dans les livres d'analyse philosophique, qu'elles nous viennent toutes par les sens ^ surtout d'après la signification bornée qu'on attache à ce dernier
mot. Il sera nécessaire de revenir encore là-dessus, afin d'exposer ma pensée plus en détail : les observations sur lesquelles je me fonde serviront, je crois, à rendre compte de plusieurs singularités, qui, sans cela, paraissent inexplicables, et qui devaient laisser beaucoup d'incertitudes dans les meilleurs esprits.
Mais reprenons la suite de nos idées.
Quand on examine attentivement la question de V irritabilité et de la sensibilité , l'on s'aperçoit bientôt que ce n'est guère qu'une question de mots, comme beaucoup d'autres, qui divisent le monde depuis des siècles. En effet, Haller et ses sectateurs conviennent que les muscles sont animés par une quantité considérable de nerfs, organes particuliers du sentiment; que leurs mouvements réguliers restent toujours soumis à l'influence nerveuse; que les contractions, par lesquelles ces mouvements sont produits, ne durent pas long- temps lorsqu'elle ne s'exerce plus : et les physiologistes du parti contraire ne nient pas que beaucoup de mouvements ne s'exécutent sans que l'individu en ait la conscience ; que ceux même dont il a la conscience ne soient pour la plupart indépendants de la volonté; que la faculté d'entrer en contraction par l'effet des irritants artificiels ne survive dans les organes musculaires au système vital dont ils ont fait partie. Ainsi, dans l'une et dans l'autre hypothèse, les phénomènes s'expliquent à peu près de la même
manière ; et l'analyse philosophique s'y adapte également bien : seulement il y a plus de simplicité dans celle de l'école de Stahl; et l'unité du principe physique y correspond mieux à l'unité du principe moral, qui n'en est pas distinct.
Quant à l'autre question , nous avons déjà dit qu'il n'en est point de même; mais cela s'expliquera mieux par la suite.
Sujet à l'action de tous les corps de la nature, l'homme trouve à la fois dans les impressions qu'ils font sur ses organes la source de ses connaissances , et les causes mêmes qui le font vivre; car vivre, c'est sentir : et dans cet admirable enchaînement des phénomènes qui constituent son existence, chaque besoin tient au développement de quelque faculté; chaque faculté, par son développement même, satisfait à quelque besoin ; et les facultés s'accroissent par l'exercice, comme les besoins s'étendent avec la facilité de les satisfaire (i). De l'action continuelle des corps exté-
(i) Notre collègue Sieyes, dans sa Déclaration des Droits , l'un des meilleurs morceaux d'analyse qui existent dans aucune langue, distingue avec raison les deux principes des besoins et des facultés , qui lui fournissent la base des premiers rapports sociaux. En effet, ils sont et doivent rester distincts po)U" le moraliste : ce n'est qu'aux yeux du ])liysiologistc qu'ils se confondent à leur source.
rieurs sur les sens de l'homme , résulte donc la partie la plus remarquable de son existence. Mais est-il vrai que les centres nerveux ne reçoivent et ne combinent que les impressions qui leur arrivent de ces corps? Est- il vrai qu'il ne se forme d'image ou d'idée (j) dans le cerveau, et qu'aucune détermination n'ait lieu de la part de l'organe sensitif , qu'en vertu de ces mêmes impressions reçues par les sens proprement dits? Voilà bien la question.
C'est par le mouvement progressif et volontaire que l'homme distingue particulièrement sa propre vie et celle des autres animaux : le mouvement est pour lui ,1e véritable signe de la vitalité. Quand il voit un corps se mouvoir, son imagination l'anime. Avant qu'il ait quelque idée des lois qui font rouler les fleuves, qui soulèvent les mers, qui chassent dans l'air les nuages, il donne une ame à ces différents objets. Mais, à mesure que ses connaissances s'étendent , il s'aperçoit que beaucoup de mouvements sont exécutés comme ceux de son bras, quand une force étrangère le déplace sans sa propre participation , ou même contre son gré. Il ne lui faut pas beaucoup de réflexion pour s'apercevoir que ces derniers mouvements n'ont aucun rapport avec ceux que sa volonté détermine, et bientôt il n'attache
(i) Idée vient, comme on sait, du fjrec v.èo(;, ressemblance, simulacre.
plus l'idée de vie qu'au mouvement volontaire.
Mais, des les premières et les plus simples observations sur l'économie animale , l'on a pu remarquer entre les phénomènes une diversité qui semble supposer des ressorts de différente nature. Si le mouvement progressif et Faction d'un grand nombre de muscles sont soumis aux déterminations raisonnées de l'individu , plusieurs mouvements d'un autre genre , quelques-uns même d'un genre analogue , s'exécutent sans sa participation : et sa volonté, non - seulement ne peut pas les exciter ou les suspendre, elle ne peut pas même y produire le plus léger changement. Les sécrétions se font par une suite d'opérations où nous n'avons aucune part, dont nous n'avons pas la plus légère conscience : la circulation du sang et l'action péristaltique des intestins, déterminées par des forces musculaires , ou par certains mouvements toniques très-ressemblants à ceux que les muscles proprement dits exécutent , se font également à notre insu; et il ne dépend pas plus de nous d'arrêter ou de diriger ces différentes fonctions, que d'arrêter le frisson d'une fièvre quarte, ou de produire des crises utiles dans une fièvre aiguë. Des effets si divers peuvent-ils être imputés à la même cause ?
On voit que cette question , la même que nous nous sommes déjà proposée, a dû se présenter dès le premier pas: mais, pour la résoudre complètement, il fallait des connaissances physiolo-
giques très - étendues , et pour peu que l'on ait réfléchi sur les lois de la nature vivante, on n'ignore pas que ces connaissances , pour avoir quelque certitude , doivent s'appuyer sur un nombre infini d'observations ou d'expériences, et s'en déduire avec une grande sévérité de raisonnement. Cependant, lorsque les sciences ont fait des progrès véritables, il n'est ordinairement pas impossible de rattacher leurs résultats à quelques faits simples, et, pour ainsi dire, journaliers.
Dans les animaux dont l'organisation est le plus compliquée , tels que l'homme , les quadrupèdes et les oiseaux, la sensibilité s'exerce particulièrement par les nerfs, qu'on peut regarder comme ses organes propres. Quelques physiologistes vont plus loin : ils pensent qu'ils en sont les organes exclusifs. Mais , dans la classe des polypes et dans celle des insectes infusoires , elle réside et s'exerce dans d'autres parties, puisqu'ils sont privés de nerfs et de cerveau. Il est même vraisemblable que Haller et son école ont trop étendu leur idée relativement aux animaux plus parfaits : car des observations constantes prouvent que les parties qu'ils ont déclarées rigoureusement insensibles, peuvent, dans certains états maladifs, devenir susceptibles de vives douleurs; d'où il semble résulter clairement que , danâ l'état ordinaire , leur sensibilité , appropriée à la nature de leurs fonctions , est seulement plus faible 3. 8
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et plus obscure par rapport à celle des autres parties.
Mais, au reste, on peut établir comme certain que, dans l'homme, dont il est uniquement ici question, les nerfs sont le siège particulier de la sensibilité ; que ce sont eux qui la distribuent dans tous les organes , dont ils forment le lien général , en établissant entre eux une correspondance plus ou moins étroite, et faisant concourir leurs fonctions diverses à produire et constituer la vitalité commune.
Une expérience très-simple en fournit la preuve.
Quand on lie ou coupe tous les troncs de nerfs qui vont se subdiviser et se répandre dans une partie, cette partie devient au même instant entièrement insensible : on peut la piquer, la déchirer, la cautériser; l'animal ne s'en aperçoit point : la faculté de tout mouvement volontaire s'y trouve abolie; bientôt la faculté de recevoir quelques impressions isolées et de produire quelques vagues mouvements de contraction , disparaît elle-même : toute fonction vitale est anéantie; et les nouveaux mouvements qui surviennent sont ceux de la décomposition, à laquelle la mort livre toutes les matières animales.
Plusieurs importantes vérités résultent de cette expérience; mais, avant de passer outre , il est nécessaire de ne rien laisser d'incertain derrière nous.
J'ai dit que les rameaux des nerfs , séparés du
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système par la ligature ou Tamputation , conservent la faculté de recevoir des impressions isolées. Ce mot, pour ne pas jeter dans l'esprit une idée fausse, dont plusieurs physiologistes, recommandables d'ailleurs , ne se sont pas garantis, a besoin de quelque explication. En portant la sensibilité dans les muscles, les nerfs y portent la yie; ils les rendent propres à exécuter les mouvements que la nature leur attribue : mais ils sont euxmêmes incapables de mouvement. Les irritations les plus fortes ne leur font pas éprouver la plus légère contraction; en un mot, ils sentent et ne se meuvent pas. Dans l'expérience que je viens de rapporter, les rameaux situés au-dessous de la section ou de la ligature ne communiquent plus avec l'ensemble de l'organe sensitif : l'individu ne s'aperçoit plus des contractions que les parties où ces nerfs irrités se distribuent peuvent éprouver encore; et l'on voit facilement que la chose doit être ainsi. Mais cependant, comme il résulte de cette irritation certains mouvements plus ou moins réguliers dans les muscles auxquels ils portaient la vie , il est également bien clair que cet effet ne peut tenir qu'à des restes de sensibilité partielle , laquelle s'exerce de la même manière, quoique plus faiblement ou plus incomplètement que dans l'état naturel. On ne peut pas dire que l'irritation agit alors sur le nerf comme sur le muscle ; car, encore une fois, cela n'est point : les hallériens eux-mêmes en convien-
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lient, et, si cela était, leur système croulerait par d'autres côtés. Ainsi, tous les rameaux reçoivent encore des impressions, mais ce sont des impressions isolées; et, pour le dire en passant, quoique \ irritabilité paraisse distincte de la sensibilité dans quelques-uns de ses phénomènes, on voit ici très-évidemment qu'elle doit être ramenée à ce principe unique et commun des facultés vitales : on le voit plus évidemment encore, quand on considère qu'une grande quantité de nerfs vont se perdre et changer de forme dans les muscles.
Il est, en effet, bien certain que ces nerfs confondus et peut-être identifiés avec les fibres musculaires , sont l'ame véritable de leurs mouvements : et il paraît assez facile de concevoir pourquoi ceux de ces mouvements qui subsistent après la mort, se raniment aussitôt qu'on sépare un muscle du membre dont il fait partie , ou qu'on le morcèle par de nouvelles sections , quand tout autre stimulant a perdu le pouvoir de le faire contracter; car le tranchant du scalpel agit alors sur d'innombrables expansions nerveuses , cachées dans l'épais&eur des chairs, et ces expansions se rapportent également aux deux portions du muscle qu'on divise. La section doit être ici considérée comme un irritant simple, mais plus efficace, parce qu'il pénètre dans l'intérieur des fibres , qu'il les traverse de part en part : et d'ailleurs elle ne doit pas seulement ranimer par là leur faculté contractile; elle doit rendre aussi leurs
contractions moins laborieuses, en diminuant le volume et la longueur des parties qui se froncent.
Mais, je le répète, cette dernière question ne tient pas immédiatement à l'objet qui nous occupe, et sa solution semble appartenir plutôt à un ouvrage de pure physiologie.