‹ Œuvres complètes de Cabanis [electronic resource] (volume 4)Chapitre 20 sur 40 · DEUXIÈME MÉMOIRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MÉMOIRE

Histoire physiologique des sensations.

Aux différences et aux modifications des organes, correspondent constamment des différences et des modifications dans les idées et les passions.

A.N A LYTIQO Jî. 4^3 L'histoire des sensations est destinée à remplir les lacunes qui séparent les observations de la physiologie, des résultats de l'analyse philosophique.

Les impressions reçues par les parties sensibles sont également la source de toutes les idées et de tous les mouvements vitaux.

Mais, dans les déterminations des animaux, en est-il qui soient indépendantes de tout raisonnement et de toute volonté de l'individu, et qui méritent le nom à' instinctives ?

Et dans les mouvements organiques, en est-il qui dépen- ' dent d'une propriété particulière , appelée irritabilité, distincte et indépendante de la sensibilité ?

Ces deux questions se tiennent.

Si l'on admet la deuxième supposition, on pourra, ou du moins on croira concevoir plus facilement la formation de nos diverses déterminations : on fera les déterminations instinctives dépendantes de l'irritabilité ( ce qui, au reste, ne les

expliquera guère ).

Mais, si l'on admet la première, il y a quelques modifications à apporter dans la manière dont on explique ordinairement comment toutes nos idées et toutes nos déterminations nous viennent par les sens.

La deuxième question n'est guère qu'une question de mots, et ne change rien à l'analyse philosophique.

Il n'en est pas de même de la première; nous allons l'examiner.

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