SEPTIÈME MÉMOIRE
De l'influence des maladies sur la formation des idées et des affections morales.
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L'EX-s.«c. physique et morale ''"f;-; ,„.e„ soitla cause prière, tend vers '^"^ ^^'"'^1
^'îldlit donc étudier les lois immuables qui président à la f„rl" u développement de ses idées et de ses affecuous
morales.
§ II
~ Il n'est pas douteux que l'état de maladie, pris en général , n'influe sur la formation de ces idées et de ces affec -ns. M."pouv connaître ces effets un peu plus en detaxl, an Mais poui ^^^^^3 sensibles
s'y perdre, il faut se i appeler q également n'agissent pas au même degré, m dune manie ^ LLdiateLlecerveau;qu'ilyaplusieurscent^^^^^^^^^^
1 .r^Q-.hilité dans le système nerveux, qui coirespouu r:;:t:a^:iecentL cérébral, et que l. P^^ ces foyers sont la région phrénique, la région hypocond que, et le» organes de la génération.
Il faut aussi ne pas oublier que le système nerveux éprouve en outre, des impressions nées dans son propre sein.
§ III
Or , la manière dont le système nerveux exécute ses fonctions tient à l'état de toutes ces parties, et à l'état où il est luimême , qui en est une conséquence. ^
§ IV
Les maladies affectent principalement les solides, ou les fluides, ou tous les deux ensemble; ou des systèmes tout entiers , ou des organes particuliers.
Le système nerveux, spécialement, peut pécher ou par excès, ou par défaut, ou par perturbation générale, ou par mauvaise distribution de son action.
Tous ces dérangements peuvent être idiopathiques , ou sympathiques; et, dans toutes ces circonstances diverses, les effets sont différents. '
Par exemple , quand les affections nerveuses sont l'effet de la faiblesse de l'estomac et d'un excès de sensibilité dans son orifice supérieur, on remarque une grande cnervation des muscles ; il s'ensuit une grande langueur dans les opérations mtellectuelles , et souvent une si excessive mobilité, qu'elle produit une succession de petites joies et de petits chagrins , qui va jusqu'à la puérilité.
Lorsque ces affections viennent des organes de la génération, elles produisent plus souvent l'exakation, les extases. On en a vu les effets dans le Mémoire sur les sexes.
Quand elles ont pour origine les viscères hypocondriaques. Il en resuite des passions tristes et craintives, un caractère d opiniâtreté et de persistance qui peut aller jusqu'à la démence. Voyez les Mémoires sur les âges et les tempéraments.
Il est a observer seulement que les effets des dcrongcments
par excès de sensibilité se confondent avec ceux par irrégularité des fonctions : car, quand il y a excès dans une partie, il y a perturbation dans l'ensemble.
§ VI
Les altérations locales des organes des sens occasionent des dérangements particuliers dans l'exercice de leurs fonctions, et certaines maladies produisent les mêmes effets ; mais ce ne sont point là des affections du système nerveux pris en ge-
"Tu contraire , l'affaiblissement général de la faculté de sentir produit tantôt un accroissement considérable dans la force des muscles et l'état convulsif , tantôt la stupeur et 1 engourdissement de la paralysie.
§ VIL
Quant aux maladies générales des différents systèmes d'ornanes, voyez d'abord, dans les Mémoires sur les âges et les tempéraments, les effets des différents états du système muscul aire.
A l'occasion du système sanguin, nous remarquerons preliminairement le dérangement appelé fébiile , quoiqu'il ne lui appartienne pas exclusivement. Dans le frisson et dans l'ardeur de la fièvre, l'état des facultés intellectuelles repond exactement à celui de constriction , ou d'épanouissement actit des organes.
§ VIII
Il prend en outre un caractère particulier, suivant la nature de la fièvre, et le genre de l'organe malade qui en est la source.
Cela est surtout très-marqué dans les fièvres mtermittentes, lesquelles sont quelquefois dépuratoircs et critiques; de manière qu'elles peuvent produire do nouvelles dispositions qui deviennent plus ou moins dut ablcs.
§ IX
Les fièvres lentes particulièrement, en conséquence des diverses inflammations et consomptions suppuratoires qui les occasionent , donnent lieu à une foule de phénomènes différents, qui tous correspondent avec les propriétés des organes attaqués , ou avec l'état général du système.
Il en est de même des maladies qui attaquent en même temps les solides et les fluides.
Les dégénérations de la lymphe, qui donnent lieu aux écrouelles et au rachitis, produisent dans le premier cas ou la froideur et l'inertie générales, ou l'irritation des organes de la génération, avec l'inertie relative du cerveau; et dans le second, le développement précoce et exagéré de l'intelligence.
Celle qui constitue le scorbut donne lieu à une grande faiblesse musculaire, et n'altère les opérations intellectuelles qu'en y portant un découragement invincible.
Celle qui consiste dans l'acrimonie singuUère des humeurs rongeantes et lépreuses fait naître la mélancolie , l'emportement , et même la fureur.
Au reste, toute maladie peut être regardée comme une crise : elle a ses trois époques, celle de la préparation, celle du plus violent effort, et celle de la terminaison: chacune est accompagnée de phénomènes intellectuels particuliers.
Si nous voulions entrer dans tous les détails des faits , ce Mémoire deviendrait un ouvrage immense : mais hâtons-nous de conclure que l'art de combattre les maladies peut servir à modifier et à perfectionner les opérations de l'intelligence et les habitudes de la volonté.