SUR LES AFFECTIONS CATAKRHALES
pénétrée, pour ne faire du tout qu'un globule pâteux.
Je ne m'arrêterai pas non plus aux crachements j:le sang; ils demanderaient des explications et des détails dans lesquels je ne puis entrer ici : je me contenterai d'observer que, suivant leurs causes et leur nature , ils présentent des degrés de danger très-différents , et que chaque genre indique lin traitement particulier. On ne peut pas confondre le crachement de sang qui se guérit par les vomitifs, avec celui qui demande d'amples jet promptes saignées; ni celui qu'il faut traiter par des toniques , avec celui qui ne cède qu'aux piucilagineux et aux adoucissants : il n'est pas surtout permis de ne point savoir distinguer les crachements de sang venant de la gorge , soit scorbutiques , soit hémorrhoïdaux , de ceux qui ne sont que le résultat inerte et matériel des saignements de nez. Je ne les indique ici que parce qu'on les observe souvent dans les affections catarrhales.
Enfin , comme je n'ai pas même la prétention de suivre ces dernières maladies dans toutes les phases qu'elles peuvent présenter , et dans tous les changements qu'elles peuvent subir , ni surtout de décrire les circonstances des nouvelles maladies dans lesquelles elles peuvent se transformer, passons au traitement des rhumes proprement dits.
Chez les personnes fortes et saines , les rhumes
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légers sont ordinairement j3eu dangereux ; ils se dissipent d'eux-mêmes, si l'estomac n'est pas notablement dérangé. Après une ou deux luiits de moiteur, il se fait une évacuation plus ou moins abondante de mucus des narines et de crachats qui donnent des signes de coction ; et pourvu qu'on ne garde pas trop long-temps la chambre , qu'on fasse un exercice doux à l'air libre , en évitant néanmoins l'impression du froid et de l'humidité, tout rentre dans l'ordre en peu de jours : quelquefois même on se trouve, après cette légère évacuation critique, plus allègre et plus dispos.
Cependant le fréquent retour des plus faibles rhumes n'est pas sans inconvénient, soit parce qu'il indique une disposition catarrhale profonde, soit à cause des habitudes vicieuses qu'il peut imprimer à la constitution. Les rhumes de poitrine les moins dangereux dérangent toujours à quelque degré les fonctions d'un organe important ; ils peuvent même en altérer à la longue la substance , et y laisser le germe de graves maladies. Les rhumes de cerveau, quoique peu menaçants par leurs effets directs, méritent pourtant quelque attention de la part du médecin; et, pour l'ordinaire, il est utile et convenable de les prévenir, surtout chez les personnes dont les humeurs se portent habituellement vers la tête. En attirant sur la membrane muqueuse du nez, des sinus , et , par suite, de l'arrière-bouclie , la matière