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Les chirurgiens prendront leurs grades dans les écoles de médecine. Pour se mettre sur les rane-s il faudra qu'ils soient déjà gradués dans les collèges littéraires. Ceux qui ne le seront pas, pourront cependant être admis aux examens; mais ils
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n'obtiendront qu'une simple permission de pratiquer leur art.
L'enseignement de la médecine et de la chirurgie, ainsi que tous les examens pour les graduations , se feront en français. Les thèses ou dissertations des candidats seront écrites dans la même langue.
Les médecins vétérinaires qui viendront s'établir dans un département, et les élèves qu'ils y formeront , seront soumis à l'inspection des écoles de médecine, auxquelles ils pourront être adjoints dans les cas et suivant les formes qu'elles jugeront convenables.
On donnera, dans chaque district, une gratification d'encouragement à un ou plusieurs chirurgiens - accoucheurs , pour instruire les sagesfemmes des campagnes. Les sages-femmes seront examinées dans les écoles de médecine, ou par des médecins et chirurgiens préposés à cet effet dans chaque district; et, pour exercer leur profession, elles devront avoir des certificats qui constatent leur capacité , soit des écoles mêmes , soit des médecins préposés à cette censure.
Tous les charlatans, meiges ou vendeiu\s de
drogues, qu'on aura surpris exerçant la médecine parmi le peuple, seront sévèrement punis ou réprimés.
Les départements et les municipalités feront surveiller les marchands de drogues par les écoles de médecine elles-mêmes , dans la ville où elles seront établies ; et , dans les autres lieux , par des collèges ou sociétés dé médecins dont on encouragera l'établissement.
Tous les marchands qui, sans l'approbation d'une école de médecine ou des médecins préposés à cet effet, débiteront des drogues dans les villes ou dans les campagnes, seront punis comme infracteurs des lois de police, et leurs drogues confisquées au profit de Tliopital ou de la commune du lieu.
Tout vendeur de remèdes secrets sera traité comme un charlatan : l'on saisira ses remèdes pour les faire examiner par les écoles de médecine, et pour les anéantir ou les conserver au profit des hôpitaux, d'après le jugement qu'elles en auront porté.
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Celui qui prétendra avoir découvert un nouveau remède pourra demander à faire épreuve de ses vertus en présence d'un certain nombre de commissaires des écoles de médecine. Les expériences seront répétées par d'autres commissaires des deux écoles de Paris; et, lorsqu'on aura suffisamment constaté leur succès , l'inventeur recevra les récompenses pécuniaires , ou les honneurs dont l'importance de sa découverte le fera juger digne; mais il sera tenu de rendre publiques, et la formule de son remède , et la manière de l'employer.
Les professeurs des écoles -pratiques tiendront des journaux exacts de toutes les maladies qu'ils auront observées, et de tous les traitements qu'ils auront employés dans les hôpitaux. Les jeunes élèves pourront consulter ces journaux en tous temps , et les directoires les feront imprimer quand ils le jugeront à propos.
Toutes les observations de médecine, d'histoire naturelle, de physique, d'agriculture, de médecine vétérinaire, d'économie domestique, d'économie publique, surtout celles qui se trouv)?-
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raient d'une utilité plus particulière pour chaque département, y seront publiées, soit par le moyen d'un journal répandu jusque dans le fond des campagnes, soit par le moyen d'un almanach qui fera pénétrer les idées saines dans toutes les classes du peuple.
Il sera formé dans chaque école de médecine un cabinet d'histoire naturelle , destiné principalement à recueillir les productions rares de la contrée , et une bibliothèque de médecine qui contiendra le choix des observateurs les plus exacts et des meilleurs écrivains de pratique.