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entre lesquelles se partageaient tous les praticiens (l). :
Cependant les communications , tous les jours plus faciles et plus habituelles , redoublaient l’émulation des savants, et propageaient au loin la lumière. Les découvertes faites dans un pays ,-* commençaient à n’ètre plus perdues pour ses voisins. Les voyages se multipliaient; et par eux, chaque maître célèbre , du haut de sa chaire et du sein même de son cabinet, parlait, pour ainsi dire, à l’univers civilisé.
Linacre alla puiser en Italie des connaissances dont il iie pouvait trouver alors les sources en Angleterre. 11 lut le disciple de Démétrius et d’Ange Politien ; il vécut dans l’intimité la plus étroite avec cette foule d’hommes de lettres dont la réputation l’avait arraché de ses foyers : et
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quand il revint, quelques années après, en An- .»T,'
gleterre, chargé du plus honorable butin, son retour fut signalé par un bienfait public. Linacre engagea le roi Henri VIII , dont il était le premier médecin , à fonder le collège des médecins de Londres , établissement respectable qui rendit des services réels, au moment même île sa for-
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(i) La première de ces sectes suivait Roland, Roger et les quatre maîtres; la seconde suivait Brunus et Théodoric; la troisième , Guillaume de Salicct et Lanfrauc ; la quatrième était celle des chirurgiens allemands, qui joignaient encore les charmes à leurs laines, à leurs huiles et à leurs potions.
malion, et qui devait de joui' en jour devenir plus utile et jeter un plus grand éclat. Linacre le présida lors de son ouverture : il s’occupa sans cesse des moyens de le faire fleurir; et afin de s’associer de plus près encore aux. services qu’il en attendait dans l’avenir pour son pays et pour l’art lui- même, il légua sa maison à ce collège, dans l’intention formellement énoncée , qu'elle fût désormais le lieu de ses séances et le témoin de tous ses travaux.
Dans le dernier siècle, la chimie changea tout à coup de face en Allemagne. Cette révolution, dont l’influence sur le progrès des sciences naturelles est tout-à-fait incalculable , fut l’ouvrage de Becker et de son disciple Staalh. Staalh était un de ces génies extraordinaires que la nature semble destiner de temps en temps au renouvellement des sciences. Elle l’avait doué tout à la fois «le cette sagacité vive qui pénètre, en quelque sorte , les objets , et de cette retenue qui s’arrête à chaque pas pour les considérer sous tous leurs aspects; de ce coup d’œil rapide et vaste qui les saisit dans leur ensemble, et de cette observation patiente qui poursuit avec scrupule leui-s moindres détails. Il fut distingué principalement,