‹ Œuvres complètes de Cabanis, membre du senat, de l'institut, de l'école et société de médecine de Paris, ... Tome premier cinquieme Révolutions et réforme de la médecineChapitre 21 sur 67 · VT · texte numérisé non relu

VT

Digitizçj^^Coogle

pouvait plus se borner à désigner la cause première oïl l’abstraction des phénomènes vitaux ; il *r . signifia le principe t}e la pensée , la pensée elle- ». même; et, dans le langage commun, on s’en servit pour exprimer l’être moral ou la collection des idées et des sentiments.

Entre tous les noms qui se présentaient pour désigner le principe moteur des corps animés, Staalh choisit le mot ame; et voici pourquoi. Suivant lui, ce principe est un; il s’exerce également sur tous les organes; et les différences qui s’observent dans leurs opérations ou dans les produits de ces opérations , dépendent de la structure des parties, qui modifie en quelque sorte le principe lui-même , et lui fait éprouver les divers appétits , ou le porte aux diverses déterminations qui sont du ressort de chacun de ces organes. Il digère dans l’estomac , respire dans le poumon , filtre la bile dans le foie, pense dans la tète et dans les principales dépendances du système cérébral. Telle fut la doctrine de plusieurs philosophes anciens; telle fut aussi celle de quelquesuns des premiers Pères de l’Église, et notamment de saint Augustin, qui l’expose d’une manière également claire et ingénieuse dans son petit écrit De quantitate animœ. On n’explique point par cette doctrine la nature et l’essence première du principe de vie , qui se refuse à toute explication : mais on est dispensé par - là de recourir à cette ame ou double ou triple, due aux ré-

Page 1