III
Difficultés qu’on rencontre, en voulant appliquer l’analyse à l’observation et au traitement des maladies.
Parmi les différents objets que l’homme se trouve forcé par ses besoins d’étudier attentivement et constamment, il en est peu qui réunissent au même degré que ceux de la médecine toutes les difficultés attachées à ce caractère mobile et variable dont nous avons parlé; il en est peu pour lesquels l’usage inconsidéré des classifications paisse avoir de plus graves inconvénients.
Par exemple, la douleur de côté, la toux, le crachement de sang , accompagnés de fièvre aigue, se montrent- souvent réunis; l’observation né tarde pas à l’apprendre. En conséquence, on s’habitue bientôt à considérer cet ensemble de symptômes comme un être particulier. On lui donne le nom de pleurésie ; nom pris de la douleur de côté, qui, ressentie constamment par le ntalade , est alors pour lui le symptôme dominant.
Dans plusieurs cas, où ces différents phénomènes ont lieu, des hémorragies naturelles abondantes les calment; des saignées artificielles produisent le même effet. Les malades, tourmentés de la soif, désirent des boissons tièdes et délayantes : ces boissons amènent des sueurs faciles ; et ces sueurs augmentent encore le bien-être :.l’expec-