IX
Famse application des autres sciences à la Médecine.
Hypothèses des Mécaniciens et des anciens Chimistes.
Il est impossible de ne pas rappeler une autre cause , déjà plusieurs fois signalée, des erreurs systématiques de la médecine ; erreurs qui passant presque toujours dans la pratique, qu’elles paraissent simplifier , ont si souvent rendu la médecine plus nuisible qu’utile aux infortunés malades. Je veux parler de la fausse application que les médecins ont souvent faite à leur art, des théories générales ou elfes vues particulières propres aux autres sciences. Bacon avait, de son temps, remarqué cet abus, et pressenti toutes ses funestes conséquences!. Il le regardait, avec beaucoup de raison., comme la cause de tous ces écarts singuliers, où la vogue de chaque nouveau système eutraîne la médecine. C’est à lui qu’il attribue particulièrement l’incertitude que cette science a presque toujours montrée dans sa marche, et le peu de fruit' qu’elle a recueilli, jusqu’à présent , des découvertes les plus belles , faites dans les qutTes sciences ou dans les autres arts, avec lesquels elle a de véritables rapports. Ainsi , l’on doit commencer par séparer la nïédçcine des sciences étrangères. Il faut que ses dogmes soient tirés uniquement .des faits qui lui sont