IX)BÉDA
Moi, de votre pitié j'accepterais ma grâce!
Ma faute m'avilit si mon sang ne l’efface ..
PROCIDA , A TolX bute.
; Vivez pour m'obéir et pour la réparer.
I MOXTFORT.
I Je puis bâter l'instant qui doit vous délivrer,
: Mais non vous affranchir d'un reste de conlrninlc :
• De ces murs pour prison je vous donne l'enceinte.
I A fîaUon.
j Qu'une garde nombreuse entoure le palais;
- De nos remparts peut-être on veut troubler la paix;
; Parcourcz-lcs, Gaston ; s'il est quelque rebelle,
; Que votre seul aspect au devoir le rappelle.
' Qu'on rassemble les chefs des plus nobles maisons ;
I Je veux me dégager du poids de mes soupçons ,
I M’appuyer du secours de leur expérience :
Ils attendront ici mon ordre ou ma présence.
A Lorédan et Procida.
Croyez-moi, près du trône il vous reste un ami,
Et le temps prouvera s’il pardonne à demi.
Votre danger commun plus que moi vous exile ; Puisse votre retour au sein de la Sicile I Nous unir par des nœuds plus sacrés désormais! Loréilan, c'csl ainsi que se venge un Français.
j SCÈNE VI.
! PltOCID.V, LORÉDAN.
j PROCIDA.
Tu demeures sans voix et restes immobile.
N'allends pas de ma bouche un rcproiJic inuitlo.
Ia;s instants sont trop chers pour les perdreen tliscours.