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Quel est son chagrin quand il apprend que son fils est Pamide Montfort; il lui reproche celte amitié comme une trahison. Lorédan se justifie en faisant connaître quel est Monlfort , dont Salviati a déjà fait un portrait qui a été généralement loué , non-seulement comme un beau morceau de style, mais comme une heureuse préparation du nœud et du déuoûmeut. Monlfort est bien connu : c'est un Français
Suporbe. Impétueux, toujours sAr du «uccèti Il éblouit la cour par sa magnIAcencc.
Le spectateur sait de plus qu'il
PouMO la loyauté JuiqnetA l'Imprudence.
Procida fait tous ses efforts pour allumer dans le cœur de son fils la haine de réiranger et la soif de la vengeance; il lui retrace en vain la louchante peinture du meurtre de Conradin et de Frédéric : Montfort n'en est pas coupable. Cependant ce tableau fait impression sur Amélie , elle s'accuse d'offenser la mémoire de son frère en aimant un Français. Le récit de la mort de Conradin a paru adroitement lié à l'action ; nécessaire au complément de l'exposilion , il est amené naturellement.
Monlfort a pour ami et pour conseiller un vieux chevalier, Gaston de Beaumont , qui l'exhorte à ne pas négliger , comme il le fait , les précautions nécessaires à sa sûreté , et surtout à réprimer la licence des Français.
Monlfort l'écoute avec distraction t U n'est occupé que de son amour pour Amélie. D’ailleurs il se repose sur l’amitié de i.orédau.
Cependant Montrori et Lorédan apprennent qu'ils sont rivaux ; le jeune Sicilien , outragé par son ancien frère d'armes, exilé de sa propre maison, cède à scs transports jaloux et aux exhortations de son père; il se joint aux conjurés.
Tout est préparé pour rexéciilion du complot. La cloche qui appelle les fidèles au temple donnera le signal, Lorédan conçoit des alarmes sur le sort d’Amélie ; il l'a-
EXAMEN CRITIQUE DES Vftl’RES SICILIENNES.