‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 142 sur 669 · I.C premier débulaiil l'a toujours détrôné · texte numérisé non relu

I.C premier débulaiil l'a toujours détrôné

VICTOR

C'est peu : sur votre sort sa prudence inquiète Mêle à mon espérance une terreur secrète.

Si noire hymen pour vous n'était pas fortuné !

De cet astre ennemi sous lequel je suis né Si vous sentiez un jour la fatale influence!

Que puis-je vous offrir? à peine de l’aisance.

Votre amant envers vous ne .saurait s’ac<|uillei-. j Vous rendra-t-il jamais ce qu’il vous fuit quitter?

Vous verrai-je, à vingt ans, renoncer sans Inslessc I A ces brillants plaisirs qui vous cherchent sans cesse, A l’encens d'une cour, aux vœux do lani d’am inls ,

1 A ce bruit si flatteur des applaudissements ?

' irciLE.

Je l'avouerai tout bas, j'aime qu'on ni'applnndissf*.

De quel prix vous payez ce léger sacrifice î Je vous devrai ce bien que j’ai tant regreUé,

D'nn sort indépendant la douce obscurité ,

Un litre, le bonheur dont jouit une mère,

Qui vaut bien des bravos la trompeuse ehimère.

VICTOR

Mon aimable l.iicüe !

LES œMÉDIENS. — ACTE U.

Ll'ClLE.

Fl qu'il me serndoux I) aller vous applaudir, d’dlrc ficrc de vous!

Non , il nVsl point d'ennui, de chafçrin si farouche , Que ne puisse adoucir un mol de voire Imiichc.

Mais ne nonsnailons pas d'un trop chaniianl espoir.

Lt'ClLB.

I trciLiu

I Eli bien! au célibat nous voilà condamnes ,

I Pour diï ans tout au moins. Courage.

VICTOR

.Ml ! pardonnez.

Paiv !on vient.

irciLi.

Pourquoi ?

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