‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 144 sur 669 · CF.1.ROSE · texte numérisé non relu

CF.1.ROSE

Accourez, du scandale ! une épilrc amoureuse.

RAOAXE RLINVAL.

Pour qui ?

LES COMÉDIENS. — ACTE II

ecLno9E.

L'adresse manque. Oli ! ma main scrupuleuse Ne se permettrait pas de briser un cachet.

■ ADAMS RLI?I\AL.

Je vous approuve fort ; il faut être discret.

Usons.

BIIVV.AL , <e Icvjnt cl taiitaiil.

Ne VOUS gênez donc pas , uia feuiiuo ; graml merci !

MADAME BinVAL.

C’est vous !... Que j’ai de joie à vou.s revoir ici !

BELROSE.

Tiens, lllinvul ! c'est clianuani!

BELMOSB, qui a ouvert la lettre.

< Je me soumets, belle veuve ; je m'imposerai huit I jours d’une retraite austère. Huit jours passés sans » vous voir seront pour moi un siècle de souOrancc ;

» mais , après ce délai , nul obstacle ne doit retarder * notre mariage et mon bonheur. Permettez qu'un ca>

I chemire rouge et un brillant, que j'ai rapportés des

> Grandes-Indes, accompagnent ma lettre. Aux termes j

> où nous cil sommes , vous iic pouvez refuser ces ba- *

> galelles qui sont les premiers présents de noce de t votre tendre amant et futur époux.

» Lord PcuD&ocK. I Découvrez-vous celle de nos sultanes Où peuvent s'adresser ces douceurs anglicanes ?

MADAME BCnVAl.

MADAME BLIWVAI , A DcIiW.

rioiidorc s’av.'ince,

Ksicllc ruccompagiie, observons tout; silence!

BELHOSE.

Bien vu. Uelranchons-iious dans notre dignité,

Kl couvrons nos projets d’un air de comité.

SCÈ.Mi VI.

«.kiiAME IlLINVAL, lîKUlOSE, IILI.NVAI., IT.O ItlDOUi;, ESTELLE.

Rlinval r«t auln prt« de la table, qui ii«t couverte de papiers. Floridorc au mllIiMide la ac^ne , danauii fauteuil ; le* autre.'* Mot placCa ft Rc« cùU'« sur des cbaiscs.

C’est Estelle.

BELBÜSE.

Vraiment?

MADAME BLIMVAL.

Du moins j'eu ai l’espoii'.

DELROSE.

Mais...

MADAME BU^IVAL.

Il faut les brouiller à ne plus sc revoir.

BBLRU9E.

Voilà bien le souhait d'une honnête personne!

MADAME BLnVAL.

Détrompons son milord.

Oh ! que vous êtes bonne !

MADAME Bl.nVAL.

Son talent assez mince est pour moi sans danger ; Mais sa vogue m’irrite et je veux m'en venger.

BELBUAE.

Bravo! que la vengeance est douce aux belles âmes! C'est le plaisir des dieux et le boiilicur des feiuiiie.s.

Ici Blloval entre un» prendre garde A sa femme , et «'assied auprès d'une table pour travailler.

Sommes-nous bien certains qu’Estclle soit lubjcl?...

MADAME BLISVAl..

Oui, mon prcssciuimcnl est tin avis secret.

Je suis son ciiuciuic, elle en aura la preuve : ’

Elle SC tarçue bien du bonlioiir d'élrc veuve.

I rLURIDORE.

La séance est ouverte.

! MADAME Ül.tXV Al. ,A Relrosc.

llcinî... regardez l•^lcllt^

[ Le cacbemiro rouge...

I DKl.ROAE.

j Kl le bi illuiit...

; MADAME BLIXVAL.

I (Test elle.

! riUHIDüBR, avec Illgnlie.

I Volit! iniériH commun n’i'mpruntc point ma voix j Pour tracer le tableau d'une caisse aux alxiis.

Ou , se rangeant aux vumx d’un public débonnaire, i^ros.ser de nos travaux la lenteur ordinaire.

11 est 1k>ii dans les arts d’avancer pas à pas, l.c public est plaisant de ne le sentir pas.

Il s'agit aujourd'hui d'un dîner, d’une l'éte,

Où veut nous réunir un monsieur fort lionnéle,

Un ami de Beiruse, opulent, quoique auteur :

Le fait ne s'csl pas vu de uicmoire d’acteur.

Je n’ose régler seul ce qu'il convient de faire,

Kl soumets au conseil cette iinpurtantc alîuire.

GELROAE.

Sans livrer le projet à la discussion.

Je crois qu'il doit {>asser par acclamations.

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