PE10ROCK
Je ne souffre que trop à vous croire parjure; Achevez.
ESTELLE
Je m'adonne à la littérature.
PEEBROCE.
Comment?
ESTELLE
Tout cet éclat me devient odieux!
PEXBEOCE.
Mais écoutez-moi donc.
ESTELLE
O funeste délire !
Qui |>eiisa me coûter le seul bien où j'aspire !
PEXBBOCk.
De grâce...
ESTELLE, entraînant Pciubrock.
Adieu, lauriers! Venez.
PEXDROCE.
Mais...
; ESTELLE
Je le veux :
Que m'importe de plaire à vos derniers neveux?
C'est de vous , de vous seul que je veux être aimée ; Je vous dois immoler jusqu'à ma rcnoiiiniét*;
' Je vouslasacriGe... Cii vain vous résistez...
Vous!
ESTELLE
La pièce est de moi.
PEJIBROCE.
Vous auteur !
ESTELLE
Eli ! milord ,
Quelle femme aujourd'hui ne brigue un si beau sort!
En vain raulorilé d’un ridicule usage
Confinait nos talents dans les soins d’uii ménage :
Le Pindc est envahi par des femmes auteurs;
Devant nous la morale abaisse ses hauteurs ;
Notre génie embrasse et peinture cl musique ,
Et dans scs profondeurs sonde la politique.
Des rigueurs du public j'osais braver l’écneil ;
Je vous apparaissais, dans mes rêves d'orgueil,
Aux acclamations d'un |>arierrc unanime,
Comme un astre, écartant la nuit de l'anoiiymu ;
Je vous voyais surpris, stupéfuil, cnclianté.
Je n’ai rien fait , iugrat, pour la postérité;
L'amour seul me guidait au temple de mémoire;
Oui, je voulais en dot vous apporter ma gloire,
El vous suivre à l’autel le front ceiut de lauriers.
PEMBROCk.
Quoi! la pièce qu'on donne... est-il vrai?.. vous seriez...
I A part.
I Venei... Je suis perdue !