I..CS flots, dont notre soif implore les secours
Pour tromper ses ardeurs détournent-ils leur cours? Ces mortels, comme nous, sont condamnes aux larmes, Soumis aux mêmes maux , blessés des mêmes armes ; Les mêmes passions nous brûlent de leurs feux;
Ils souffrent comme nouset nous aimons eomme eux... Ab! cent fois davantage... El Dieu, lui, notre père. N'eût fait de tant d’amour qu'un jeu de sa colère î L'homme a seul méconnu ce doux instinct des cauirs; Des frères, qu’il proscrit, il sépare les sœurs.
La mort rassemblera cette famille immense;
Dieu nous appelle tous; le brame qui rciicensc,
El l'enfant du drscrl repoussé des autels,
Reposeront unis dans scs bras paternels.
5ÊALA.
Je goûte h l'écouler un charme trop funeste;
D'un courroux qui s'éleini ne m'ôte pas le reste.
Ah! fuis, séparons-nous!
IDAKORC.
Tu rordomics. je pars;
Maisvers moi pour adieu tourne au moins tes reg.ards. Ne me refuse pas...
SÊALA, «c rclournant ver^ lui.
Idaroore!
IHAMORE, s€ rapproebaul d'elle pardeRre».
Ma vue
N'a pas troublé tes sens d’une horreur imprévue. Non. Qu’avais-lu pensé? que lu reconnaîtrais
sceau de la vengeance empreint sur tous mes traits. Sc s<mi-ils revêtus d'une forme nouvelle?
Crois-tu qu’un feu sinistre en mes yeux étincelle?... Ils brillent, .Néala, de tendresse et d’espoir.
Laisse-les s’enivrer du plaisir de le voir.
Ne tremble pas ainsi; que mon bras te soutienne; Que je sente ta main tressaillir dans la mienne...
Eli bien ! le Tout-Puissant, de mon bonlieiir jaloux, Pour désunir nos mains, descend-il entre nous?
Sa fureur sous tes pieds n'ébranle pas la Icm* ;
Il ne l'accuse pas par la voix du tonnerre ;
Il pardonne, il sourit à d'innocents transports; Pardonne à son exemple, étouffe un vain remords. Consens à notre hymen...
reai.a.
Je ne puis, je frissonne.
Qu'un moment à moi-niémccn paix je iii’abandoniu'. Tant de coups différents m'ont frappée aujourd'hui. J'ai peine à rappeler ma raison (|ui m’a fui. [frondes; L’heure approche où mes sœurs couvrent l'aulcl d'of* Elles vont m’entoiirer...qnc je crains leurs demandes!
1,F. l’AniA. — ACTE II.
Comment à leurs regards déguiser mon elTroi !
Où me eaclicr?... je veus... de gricc épargne-moi !
IDAUORB.
.Ml! d'un doute aeeablanl qu’iin seul mut me délivre : Dois-je fuir ou rester, dois-je mourir ou vivre?
StAl.V
Reste pour mon malheur...
IDAIOKB.
Arbitre de mes jours, Va, décide à ton gré du sort de nos amours.
Tout est douleur pour moi, tout, jusqu'à l'espérance. Qu’il soit prompt cet arrêt que ma terreur devance; DiU-il me condamner, j’aspire à le savoir :
Il finira mes maux ; réduit au désespoir,
Cn cœurtelqucle mien n’est pas longtemps à plaindre. Et préfère un refus au tourment de le craindre !
Idainorc lort d'un fidala de l’autre; le* nrd(rc**e« entrent par le fond.