‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 198 sur 669 · I..CS flots, dont notre soif implore les secours · texte numérisé non relu

I..CS flots, dont notre soif implore les secours

Pour tromper ses ardeurs détournent-ils leur cours? Ces mortels, comme nous, sont condamnes aux larmes, Soumis aux mêmes maux , blessés des mêmes armes ; Les mêmes passions nous brûlent de leurs feux;

Ils souffrent comme nouset nous aimons eomme eux... Ab! cent fois davantage... El Dieu, lui, notre père. N'eût fait de tant d’amour qu'un jeu de sa colère î L'homme a seul méconnu ce doux instinct des cauirs; Des frères, qu’il proscrit, il sépare les sœurs.

La mort rassemblera cette famille immense;

Dieu nous appelle tous; le brame qui rciicensc,

El l'enfant du drscrl repoussé des autels,

Reposeront unis dans scs bras paternels.

5ÊALA.

Je goûte h l'écouler un charme trop funeste;

D'un courroux qui s'éleini ne m'ôte pas le reste.

Ah! fuis, séparons-nous!

IDAKORC.

Tu rordomics. je pars;

Maisvers moi pour adieu tourne au moins tes reg.ards. Ne me refuse pas...

SÊALA, «c rclournant ver^ lui.

Idaroore!

IHAMORE, s€ rapproebaul d'elle pardeRre».

Ma vue

N'a pas troublé tes sens d’une horreur imprévue. Non. Qu’avais-lu pensé? que lu reconnaîtrais

sceau de la vengeance empreint sur tous mes traits. Sc s<mi-ils revêtus d'une forme nouvelle?

Crois-tu qu’un feu sinistre en mes yeux étincelle?... Ils brillent, .Néala, de tendresse et d’espoir.

Laisse-les s’enivrer du plaisir de le voir.

Ne tremble pas ainsi; que mon bras te soutienne; Que je sente ta main tressaillir dans la mienne...

Eli bien ! le Tout-Puissant, de mon bonlieiir jaloux, Pour désunir nos mains, descend-il entre nous?

Sa fureur sous tes pieds n'ébranle pas la Icm* ;

Il ne l'accuse pas par la voix du tonnerre ;

Il pardonne, il sourit à d'innocents transports; Pardonne à son exemple, étouffe un vain remords. Consens à notre hymen...

reai.a.

Je ne puis, je frissonne.

Qu'un moment à moi-niémccn paix je iii’abandoniu'. Tant de coups différents m'ont frappée aujourd'hui. J'ai peine à rappeler ma raison (|ui m’a fui. [frondes; L’heure approche où mes sœurs couvrent l'aulcl d'of* Elles vont m’entoiirer...qnc je crains leurs demandes!

1,F. l’AniA. — ACTE II.

Comment à leurs regards déguiser mon elTroi !

Où me eaclicr?... je veus... de gricc épargne-moi !

IDAUORB.

.Ml! d'un doute aeeablanl qu’iin seul mut me délivre : Dois-je fuir ou rester, dois-je mourir ou vivre?

StAl.V

Reste pour mon malheur...

IDAIOKB.

Arbitre de mes jours, Va, décide à ton gré du sort de nos amours.

Tout est douleur pour moi, tout, jusqu'à l'espérance. Qu’il soit prompt cet arrêt que ma terreur devance; DiU-il me condamner, j’aspire à le savoir :

Il finira mes maux ; réduit au désespoir,

Cn cœurtelqucle mien n’est pas longtemps à plaindre. Et préfère un refus au tourment de le craindre !

Idainorc lort d'un fidala de l’autre; le* nrd(rc**e« entrent par le fond.

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