SCÈNE II
HORTENSE
A quel frivole espoir mon ctenr s'abandonna !
On prévoit un plaisir, c’est un chagrin qu’on a; I Cet heureux lendemain, qui promettait merveille, ! Il arrive, et souvent on regrette la veille. ]
Cependant cette fêle enchantait mes regards , ,
Je triomphais; le duc me montrait tant d’égards! . Que d’esprit! ()uelle grâce... il n’ét.iii pas possible, I Quand il m’offrait ses soins, d’y paraître insensible. ■ Fit moi, j’y répondais... sans doute; eh! pourquoi pas? J'éprouve, en y songeant, un secret embarras. j
Elle prend un livre.
N y iHinsoiis plus, lisons... mon œil court sur la page, , Sans fixer mon esprit, que trouble une autre image. I
Do tout ce que j ai vu le t.ableau inc poursuit;
De rorchcsirc, en lisant , j’entends encor le bruit...
Et Danville! attendons. Quel tourment que l'attenie! Qu’il tarde revenir! que celte aiguille est lente!
Par CCS mortels délais voudrait-il se venger? SoulTrc-t-il loin de moi? court-il quelque ilanger? J’entends... non , je me trompe. Oui , c’est une voiture. Il vient, il va monter, c'est lui! je me rassure.
C’est Danville , courons... Le due !