‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 282 sur 669 · I. ÉCOI.E DES \ lEIELAUDS. — ACTE V · texte numérisé non relu

I. ÉCOI.E DES \ lEIELAUDS. — ACTE V

(le que le duc oi'a dit me semblait impossible,

(Cl prend ti'un mot de vous une force invincible.

Mon trop facile cœur s’élance malgré moi \ii-devant de l’appât qu’on présente à sa foi ,

Kl, fiU-il abusé, se trahissant Iui*inéme, «

Il ne se débat point contre une erreur qu'il aime.

Je ne puis démentir une aussi douce voix,

Je me rends , vous parlez, llorlense , et je vous crois.

HORTEXSB.

Que cette confiance et me touche et m’accable!

Je veux la mériter, je serais trop coupable Si dans votre bonheur vous n en trouviez le prix.

F.h bien ! soyez beureux, parlons, quittons Paris ;

Il le faut; d’aujourd’hui je conçois vos alarmes; hans ce monde enchanteur le piège a trop de diariiies. Plus loin que je ne veux peut-être je suivrai Ce brûlant tourbillon qui lu’cnirainc à son grc ;

II exalte ma télé, il m'étourdit, m'enivre;

Je ne vois , n’entends plus, je ne me sens pas vivre ;

Je crois fuir les périls; mais j'ai beau les prévoir,

Mes projets du matin ne sont plus ceux du soir.

(>e plaisir règne alors, je cède, il me maîtrise,

Kt ma raison revient quand la faute est commit'. Daiivitle, einmenez*moi, mon ami, mon époux,

Je ne crains rien, je n’aime cl n’aimerai que vou>;

F.t par moi cependant la paix vous fut ravie ! Kiuparez-vous donc seul de mon cœur, de ma vie. Mais, parlons, mon esprit est cbangeam, incertain; Je le veux aujourd’hui, le voudrai-je demain! Finmcncz-moi ; partons.

DAUTIllB.

Tu fînis mon supplice.

Que je le sais bon gré d'un si grand sacrifice!

Que je l’cn remercie!...

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