LORD
( Non, tu n'cs pas un aigle , > ont crié les serpents, Quand son vol faible encor trompait sa jeune audace : Et déjà sur le dos de ces monstres rampants Du bec vengeur do laiglc il imprimait la trace ;
Puis, le front dans les cieux de lumière inondés, l^s yeux sur le soleil , les ongles surla foudre,
Il dit à ces serpents qui sifllaiL'nt dans la |K)udrc :
< Que sois-je? répondez. »
Tel fut ton noble essor, Byron; et quelle vie.
Vieille de gloire en un matin.
D'un bruit plus imposant, d'un éclat plus soudain. Irrita la mort cl l'envie?
Par de làcbcs clameurs quel génie insulté Dans son obscurité première,
Changea plus prooiplemcni cl sa nuit en lumière.
Et son siècle en postérité?
Poêles , respectez les prêtres et les femmes ,
Ces terrestres divinités!
Comme dans les célestes âmes ,
L'outrage est immortel dans leurs cœurs irrités.
Un temple, qu'on mutile (i), a recueilli Voltaire ; Vain refuge, et l'éclio des foudres de la cliuire.
Que le prêtre accoutume à maudire un grand nom , Tonne encor pour clusser son ombre solitaire I>es noirs caveaux du Panthéon.
Byron, tu préféras, sous le ciel d'II>érie,
Des roses de Cadix l’éclat et les couleurs Aux attraits de ces nobles fleurs Pâles comme le ciel de ta froide patrie (â) ;
(1) Alliition 4 cetl« belle in»cri|i(i(ni, qiiVn avtU effacée lur le fronton du Panthéon t aes ca^nat aoNiir.» la rAvaia a»> coanAiASAarc. La rëvolullon «le 1830 a rendu le monument aux grandi honimet, et rétabli l'itucriptioa.
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CaitDadlAiiotB, Canto 1.