BÉATRIX, ALPHONSE, AURÉLIE
Eh quoi ! |
BEATRIX
Qu’on m’abandonne, j
ALPHONSE. I
AV RÉLIE.
Beatrix !
BÉATRIX
La princesse !
Vous! mais la trahison n’a plus rien qui m’étonne ; Je ne vois plus qu'oi^ueit, iiiicrét, fausseté,
El des mæurs de la cour je suis épouvanté.
BÉATRIX
Seriez-vous donc trahi !
ALPHONSE
Moi ! trahi ! moi , comtesse , Comme vous, plus que vous, avec tant de finesse, IX: calcul, de froideur, qu’un pareil abandon Est sans exemple, horrible, indigne de pardon , Qu'il me rendrait cruel cl que je prends en haine Kl b ville et la cour, cl la nature humaine.
Contre qui nous outrage il faut nous réunir.
BÉATRIX
Oui!
Pour les désoler.
BÉATRIX
C’est vrai.
AI.PBOVSE.
Pour les punir.
ALPHONSE
Ne vous cITraycz point ; c’est moi qui vais parler ;
Je me fais un plaisir de lui tout révéler.
AL'RÊLIE.A Bdalrix.
' Eh bien donc, qu’avez-vous?
ALPHONSE , A part.
Que son aspect m'irrite!
BtATEIX.
Je... J’étais... pardonnez au trouble qui m’agite.
ALPHONSE
SoulTrcz que la comtesse cmjirunte ici ma voix ;
A parler en son nom pcul-clre j’ai desdroils :
Si vous le permettez...
AURÉLIE
Que voulez-vous m'apprendre?
I/nmour depuis longtemps et l'amour le plus tendre Nous enchaîna tous deux par des serments sacrés.
BÉATRIX, ba».
Comte î
I,\ l’RlNCKSSE AURÉLIE. — ACTE IV.
ALPIIO?IS£.
fUift. BJtU.