‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 387 sur 669 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Le doge cooUnuede garder le «ilence. I

Par pilic , daignez me le défendre ; J'entendrai votre voix.

xdme allrnce do doge.

M'éloigner sans l’entendre,

Il le faut donci

Bile fait un pat pour torilr , revient, te traîne Jtiaqu'auprèa de Fallero, taUlt une de tes nulna, et la balte avec transport. FAIIBBO. Il te retourne, 1a prend dant aetbrat.la couvre de baltera, et lui dit:

Ma fille a tardé bien longtemps !

tuât.

O eiel! c'est mon arrêt qu'l vos genoux j'attends. Celle que vous voyez sous sa faute abattue ,

Elle a causé vos maux, c'est elle qui vous tue.

Et vous lui pardonnez!

rtLIEtO, la relevant.

Qui ? moi! je ne sais rien.

iLtXA.

Quoi! vous oubliez tout I '

rtcieto.

Non ; car je me souvicn Que tu m'as fait aimer une vie importune ;

Tes soins l'ont prolongée, et dans mon infortune ,

Tu m'adoucis la mort, je le sens.

tuxi. I

Espérez!

Partout de vos vengeurs ces murs sont entourés. | rtLitio.

Ils ne feront pourtant que hlter mon supplice.

ÉLtXt.

On n'accomplira pas cet alTrcux sacrifice ;

Ils vont vous délivrer ; entendez-vous leurs cris?

rtLlBBO. '

Je voudrais te laisser l’espoir que tu nourris;

Mais la nuit qui s’approclie est pour moi la dernière. Ne repousse donc pas mon unique prière. I

ZLZxt. 1

Ordonnez : quels devoirs voulez-vous m'imposer? ' Je m'y soumets.

rtLIERO, lui remettant un papier.

Tiens, prends! lu ne penx refuser : !

C’est le présent d'adieu d'un ami qui s'absente, |

Mais que tu reverras. |

ClZxt. \

C'en est trop!... Innocente,

J'aurais pu l'accepter; coupable... I

rtLieaa.

Que dis-lii?

Si c’est un sacrifice, aeccplc par vertu : i

Supporter un bienfait |)cut avoir sa noblesse. i

Sois fière encor du nom qu’un condamné le laisse. Des monuments humains que sert de le bannir? De mes travaux passés l'éternel souvenir.

Sur les mers, dans les venu, planera d’igc en Ige; El jamais nos neveux ne verront du rivage l,es vaisseaux sarrasins blancbir 1 l'horizon.

Sans parler de ma vie et murmurer mon nom.

Sois fière de tous deux.

ELEXA.

Qu'avec vous je succombe :

Je n'ai plus d'autre espoir.

PAIIEEO.

El demain sur ma tombe

Qui donc, si lu n'es plus, jettera quelques fleurs? Car lu viendras, ma fille, y répandre des pleurs, N'est-ce pas?

Que j'aime!

ElExa.

Moi ! grand Dieu !

rALIEEO.

Toi, que j'ai tant aimée,

Elexa.

Sans espoir, de remords consumée.

Je vivrai si je puis, je vivrai pour soulfrir.

FALIEBO.

Songe à ces mallieureux qni viennent de périr ; Veille sur leurs enfants dont je plains la misère. EiExa.

Je prodiguerai l'or.

fALIEBO.

Qu'ils te nomment leur mère; Fais-moi chérir encor par quelque infortuné. ElExa.

Mais je pourrai mourir quand j'aurai tout donné?

FALIEBO.

Digne de ton époux; et ton juge suprême.

Indulgent comme lui , pardonnera de même.

La Inciir et le pataage dea lorebea qu'on volt 4 iraver* lea «Itranx du fond indiquent un mouToment dans la galerie. Vereua parait , accompagne de dcui affldrs qui portent le manteau et U couronne du doge. Fallero leur fait signe qu'il va les suivre, et se place entre eux et tiens, do manière qu'ello ne pulsac let apercevoir.

J'ai besoin de courage, cl j'en attends de toi.

Épargne un cœur brise.

tu^\.

C’est un devoir pour moi

QtiamI le moment viendra, je serai sans faiblesse.

FALIEBO.

KIi bien!... il c.sl venu.

ÉlÊiA, avec d(ises|)oir.

Déjà!

MAULNO FAUERO. — ACTE V.

Adieu!

rALIsao, U coMlrc <on*cin.

Tiens ta promesse...

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