COX1115IE
Je ne réclamais rien.
COITIER.
Non, mais vous accepte/.? i
Quel est-il?
Le coinle de Uctliel.
Berlhc , dont je le tiens, l’a su du damoisd Qui portait ta bannière, où, vassal de la France, Sous la fleur de nos rois le lion d'or s’élance.
COMXIXE.
Le comte de Réibel! cette antique maison N’avait plus d'hérilier qui soutint son grand nom ; A Pérounc du moins je n'cii vis point paraître,
Kl je suis cluuiié de ne le pas cuiiiiailre.
MARIE
Il a laissé, dit-on, sous les murs de Naiici Leduc, scs chevaliers, son camp...
COMIl.VE.
N’est-ce pas, clière enfant?
MARIE
Nemours aussi ,
Lui M'rranl U iu.iln.
Adieu donc!
SGÈiXE VI.
COMMl.Mi, M VniK.
MARIE
Que je hais sa raillerie amci cî
COMXIRE.
Il faut souffrir de lui ce que le roi tolère.
Dans sa soif de continiirc il crut pénétrer tout ;
Le doute, en l’irntaiil, l'a conduit au dégoût;
Nous mesurons autrui sur ce peu que nous sommes Kl le dégüiiL de soi mène au iiKqiris des lioinincs.
Mais quel fut ton motif pour eruindre un imlisercl? Nous voilà seuls, réponds cl dis-moi ton secret.
MARIE
Ma joie à vos regards d’avance le révèle ;
Devinez !...
cuMMinr.
Quelle est donc celle heureuse nouvelle?
MARIE
Heureuse pour vous-mému!
Une lettre, j’es|)èrc.
Sur le sort d'un proscrit va rassurer iiiuii |>èix'.
COXMI.VE.
Kl quelques mots pour loi le diront que Nemours RegreUe son |>ays bien moins que scs amoui*s.
MARIE
Le croyez-vous? qui sait? dans l'absence on oublie.
COMMISE
Oui, quand on est heureux; mais sa mélancolie De te garder sa foi lui lais.scra i'iiuiincur;
Il n’a qu'un souvenir pour réver le bonheur,
C’est le lien.
MARIE
J’aime plus que je ne suis aimée.
Sans guérir de son cœur ta pluie cnvcnimcH.’ ,
Que de ibis j’essayai , dans un doux cntrelioii , j De lui rendre son père en lui parlant du mien!
I II souriait alors , mais avec amertume.
« (Contre un cliagriii cuisant, dont l’ardeur le eonstime, I Dans ma pitié naïve U cliercliail un appui, j El in’uimnil de l’amour que je montrais pour lui.
: Toujours morue, il fuyait au fond des basiliques La cour. s<;s vains plaisirs et ses jeux héroïques : Vengeanre! disait-il , dans la sombre ferveur ^ Qui lixuit Sun regard sur la croix du Sauveur.
Loris XI. — ACTE 1.
Parlait-on de Louis, ^ ce nom qu'il abhorre ,
Il rêvait la vengeance, ei» plus terrible encore, La main sur son poignard, il menaçait tout las Celui...
comrvE.
Par les discours lu le calmais?
fb-Ias!
Tremblante, je pleurais, et lui, trouvait dcscliannes A nie nommer sa sœur, en essuyant mes larmes.
CUMMIVE.
Âh! qu'il laisse à la mort le soin de le venger!
Sous un règne nouveau son destin peut changer.
MARIE
Oui, je n'en doute pas, pour peu que je ren prie. Monseigneur le daupliiit...
eoiiiivi.
Écoute-moi , Marie :
Le dauphin, je le sais, ne se plaît qu'avec loi. Il s'attache h les pas; trop peut-être.
Un enfant !
MARIE
Pourquoi?
COXMIAE.
Cet enfant sera le roi de France.
MARIE
Faut-il donc l'éviter, quand, dans son ignoraïu e,
La rougeur sur le front et les pleurs dans les yeux, Il vient me demamicries noms de ses aïeux?
COXai.AE.
Les leçons d'une reiiiine uni un danger qu'un aime ; Un si noble disciple est dangereux lui-méme;
Ton amour te défend , mais crains la vanité ;
Sois plus prudente. Agnès, la dame de beauté,
En donnant à son roi des leçons de courage,
Crut n'aimer que la gloire, et quel fut son partage? Un brillant déshonneur suivit ses jours heureux. Quand scs mains enlaçaient des cliiirres amoureux , Que de pleurs sont tombes sur ces trames légères. D'un fortuné lien images mensongères!
Un bras puissant contre elle arma la trahison ; Agnès, l’aimable Agnès mourut par le poison !
MARIE
O crime! quel est dune celui qu'on en soiq>çonnc? Qui doil-oii accuser?
CUMÎIIAE.
Qui?... personne, personne.
Ucnlroiis; viens consoler le captif du Plessis;
II sent moins ses douleurs quand iti les adoucis.
MARIE
Entendez-vous ces chants dans la forêt voisine ? Le cortège s'avance et descend la colline.
coxmihe.
I Viens, rentrons.
Il» KorUmi.
SCÈXE Vil.