I.OUIS XI. - ACTE II
Lorsqu'à son grand lever j aUemls avec irisiesst' l'nc douce p.irole, un regi^rd de tendresse,
Vers moi, pour me parler, fail-ü jamais un pas?
Mc Yoil-il seulement? Il ne m'aime donc pas!
lARtE.
Quel penser!
l e DAI PHIK.
Je le crains; pourquoi, depuis rcnfance, Me laisser, loin de lui, languir dans l'ignorance?
Ce noir chàieau d’AmIwise, où J étais confiné,
M'a vu grandir, Marie, aux jeux abandonné,
Sans qtfon m'ait rien appris, sans que jamais riiistoire Kit palpiter mon cœur à des récits de gloire.
Que sais-je? à peine lire, et cliacun en sourit.
Mais comment h l'étude appliquer mon esprit?
Je n'avais sous les yeux que le Uosier des guerres.
HARIE.
Le roi l'a fait pour vous.
lE DAlPHn.
Des maximes sévères.
Oe beaux préceptes, oui; mais...
VARIE
Je l'ainu'
Mais moins que vous, amie!
; VARIE
I 11 vous chérit lui-mémc.
lEnAirnix.
! Le jour de son départ il m'a fait un présent;
Il lire tm livre île »on sein.
' Regardez.
VARIE
I Juste ciel ! c’est un livre...
I U OAcrnix.
Amusant;
Qui parle do combats, de faits d'armes.
MARIE
Je tremble.
Si le roi le savait !
j LE DArPHIV.
Voulez-vous lire ensemble?
Non, non.
Quoi?
Pourquoi?
(Test ennuveux.
VARIE, effrajt-e.
I‘n ouvrage du roi !