‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 440 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LOUIS, I.E nAUPIllN.

ions.

Qu'avez-vous donc? vous pleurez de tendresse.

LE DAlPniX.

l^our la première fois je gofitc celle ivresse :

Qui n'en serait ému? Partout sur mon cliemin ,

Partout les mêmes cris!

LO ns.

Vous partirez domain.

LE IIAIPHIS.

Sitdt!

tons.

C’est un poison, prince, que la louange.

Un jeune oi’giicil qu'on fiaiic aisément prend le change; On se croit quelque clmsc , on ii'csl rien.

; ions.

Vous? rien; cl qu’oscricz-vous faire?

' Quepouvez-vbus?

[ LS DArPHIX.

[ Hélas! pas meme vous complaire,

i C'est mon unique espoir; c’est mon vœu le plu.sdoux : Mais...

LOUIS

Parlez!

LE DAUPHIX.

Je ne puis.

tons.

Pourquoi trembler?

LE DAi pnn.

Vous.

LE DALPIIIV.

Du moins quand d'un Vassal l'envoyé vous offense ,

Je ne tremble pas.

Lons.

Non ; mais prendre ma défense , La prendre sans mon ordre est aussi m'offenser.

LE BAI PHIR.

I Dieu! j’ai cru que vos bras s’ouvraient pour mepresscr, . Que j'en allais sentir l’élreinle paternelle.

! ions.

Vision!

LE DAIPBIX.

Qu'à ce prix la mort m’eût semblé belle î Si vous m’aimiez...

LOUIS XL — ACTE HL

Lori».

Ainsi je ne vous aime pas?

UC OArPBIV.

Pardonnez!

ion».

Je vous hais?... Les enfants sont ingrats! Je suis un tiommc dur?

LE DUPIIU.

Sire!...

Lons.

Presque barbare ?

Voilà comme on vous parle et comme on vous égare .

LE DAIPIIIV.

Jamais.

LOllâ.

En s’y risquant on met sa vie au jeu ;

On l'ose cependant.

LE OACPHU.

Jamais.

Luns.

Oui donc? Beaujeu?

Votre oncle d’Orléans? d'autres que je soupçonne?...

Avec honbomle.

Cliarles, mon fils, sois franc : sans dénoncer personne, Nomme-les-moi tout bas; je ne veux pas punir,

Je veux savoir.

LE DAVPtIIX.

Mon oncle aime à m’entretenir.

LOl'IS.

Il te dit?...

LE DAiniU.

Que la France un jour m’aura pour maître ; Que m’en faire chérir est mon devoir.

LOVIS, A pari.

Le traître!

' LeoAiPan.

Ah! vivez; c’est mon vœu quand j'ouvre la pàupièrc; En refermant les yeux, le soir, c’est ma prière ; Quand je vois sur vos traits refleurir la santé .

I Tout bas je liénis Dieu de m’avoir écouté ;

, Vivez : sous votre loi que la France prospère ,

Je le demande au ciel; qu'il m’exauce! Ah ! mon piTO. Pour ajouter aux jours qui vous sont réservés ,

S'il faut encor les miens, qu’il les prenne, et vivez !

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