I.a sienne, plus jeune et plus belle
A traversé les mers , a triomphé du temps :
C'élail à la vertu d'en faire une Immortelle.
O toi , roi citoyen , qu'il presse dans scs bras Aux cris d'un peuple entier, dont les transports sont Tu fus mon bienfaiteur , je ne te louerai pas : [justes, Les poètes tics rois sont leurs actes augustes.
Que ton rt'-gne le chante, et qu'on dise après nons ;
' I Monarque, il fut sacré par la raison publique;
: • Sa force fut lajoi; rhonnciir, sa politique;
I > Son droit divin , l'amour de tous. •
I Pour toi , peuple alfranchi , dont le bonlieurcommcnce, j Tu peux croiser tes bras après ton œuvre immense; Purs de tous les excès, huit jours l'ont enfanté.
Ils ont conquis les lois, chassé la tyrannie.
Et couronné la liberté :
Peuple, repose-toi; ta semaine et finie!
NOTES
LE DÉPART
PAGB 40. TEIS, 4.
Adku , patrie ; adieu , patrie!
a ChUd-^Harotd had a motber net forgot ,
• Thougb parllng frooi thaï metber bc dld abun .
• A aUter Hbom be lo«cd, etc. ■
Lord BfroQ se peint dans CMlde-Jlarotd comme un exilé volontaire qui quitte tans regret sa terre natale, sa famille et tout ce qu’il a aimé. Cepeodanl, à peine a-t-il le pied sur le navire qui va Pentralner loin de l’Angleterre, à peine le veut commence-t-il à enfler la voile, qu’il se seot pris d’une tristesse profonde, et qu’il s'écrie avec amertume, lui qui s’était vanté de partir avec joie :
• Adieu r adieu I my naUve afaore ! •
En qulllant une patrie où son nom est honoré et sa gloire populaire, le poète At* Mesténiennes ztXttue à la France des adieux plus tcudres , et il ne proteste pas, comme lord Bjrron , contre celle première sensation mélancolique du voyage. Nous lui avons oui raconter que , lorsque le brick napolitain sur lequel U était embarqué leva l’ancre , il avait entendu un Jeune matelot chanter un air louchant d’Italie , qu'il s’était souvenu de cet air, et qu'il avait Improvisé la ballade suivante, sur les notes du chanteur italien. Voici cette ballade, à laquelle l’auteur ne trouvait modcslemenl que le mérite de la naïveté :
U brlRsutlnc j
oui va tourner,
Roule ela'incliiin Pour m'en traîner.
O vierge Xarie ,
Pour mol pries Oleu !
Adieu, patrie !
ProTcocc, adieu
Mon pauvre père Verra souvent
Pâlir ma raCre i
Au liniit du vent. i
O vierge Marie,
Pour moi pries Dieu ! |
Adieu, patrie! *
Mon père, adieu! |
lA vieille nélèiie Se conQera Dans ta nenvalne , Kt ilormlra.
O Vierge Marie,
Pour mol priez Dieu !
Adieu . patrie 1 iieiCno, adieu?
■a arrur se lève,
SI dit déjà ;
■> J'at fait un rêve .* » Il reviendra! • n Vierge Marie ,
Pour moi pries Dieu!
Adieu , pairie !
■a aaitr, adieu!
De mon luiire Le mourhoir blanc S'agite encore En m'appelant.
O Vierge Marie.
Pour moi pries Dieu!
Adieu , pairie !
Isaure, Adieu !
Brise ennemie , Pourtiiini soufDcr Quand mon amie Veut me parier?
O Vierge Marie ,
Pour moi pries Dieu !
Adieu, patrie!
Bonheur, adieu!