‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 46 sur 669 · I.a sienne, plus jeune et plus belle · texte numérisé non relu

I.a sienne, plus jeune et plus belle

A traversé les mers , a triomphé du temps :

C'élail à la vertu d'en faire une Immortelle.

O toi , roi citoyen , qu'il presse dans scs bras Aux cris d'un peuple entier, dont les transports sont Tu fus mon bienfaiteur , je ne te louerai pas : [justes, Les poètes tics rois sont leurs actes augustes.

Que ton rt'-gne le chante, et qu'on dise après nons ;

' I Monarque, il fut sacré par la raison publique;

: • Sa force fut lajoi; rhonnciir, sa politique;

I > Son droit divin , l'amour de tous. •

I Pour toi , peuple alfranchi , dont le bonlieurcommcnce, j Tu peux croiser tes bras après ton œuvre immense; Purs de tous les excès, huit jours l'ont enfanté.

Ils ont conquis les lois, chassé la tyrannie.

Et couronné la liberté :

Peuple, repose-toi; ta semaine et finie!

NOTES

LE DÉPART

PAGB 40. TEIS, 4.

Adku , patrie ; adieu , patrie!

a ChUd-^Harotd had a motber net forgot ,

• Thougb parllng frooi thaï metber bc dld abun .

• A aUter Hbom be lo«cd, etc. ■

Lord BfroQ se peint dans CMlde-Jlarotd comme un exilé volontaire qui quitte tans regret sa terre natale, sa famille et tout ce qu’il a aimé. Cepeodanl, à peine a-t-il le pied sur le navire qui va Pentralner loin de l’Angleterre, à peine le veut commence-t-il à enfler la voile, qu’il se seot pris d’une tristesse profonde, et qu’il s'écrie avec amertume, lui qui s’était vanté de partir avec joie :

• Adieu r adieu I my naUve afaore ! •

En qulllant une patrie où son nom est honoré et sa gloire populaire, le poète At* Mesténiennes ztXttue à la France des adieux plus tcudres , et il ne proteste pas, comme lord Bjrron , contre celle première sensation mélancolique du voyage. Nous lui avons oui raconter que , lorsque le brick napolitain sur lequel U était embarqué leva l’ancre , il avait entendu un Jeune matelot chanter un air louchant d’Italie , qu'il s’était souvenu de cet air, et qu'il avait Improvisé la ballade suivante, sur les notes du chanteur italien. Voici cette ballade, à laquelle l’auteur ne trouvait modcslemenl que le mérite de la naïveté :

U brlRsutlnc j

oui va tourner,

Roule ela'incliiin Pour m'en traîner.

O vierge Xarie ,

Pour mol pries Oleu !

Adieu, patrie !

ProTcocc, adieu

Mon pauvre père Verra souvent

Pâlir ma raCre i

Au liniit du vent. i

O vierge Marie,

Pour moi pries Dieu ! |

Adieu, patrie! *

Mon père, adieu! |

lA vieille nélèiie Se conQera Dans ta nenvalne , Kt ilormlra.

O Vierge Marie,

Pour mol priez Dieu !

Adieu . patrie 1 iieiCno, adieu?

■a arrur se lève,

SI dit déjà ;

■> J'at fait un rêve .* » Il reviendra! • n Vierge Marie ,

Pour moi pries Dieu!

Adieu , pairie !

■a aaitr, adieu!

De mon luiire Le mourhoir blanc S'agite encore En m'appelant.

O Vierge Marie.

Pour moi pries Dieu!

Adieu , pairie !

Isaure, Adieu !

Brise ennemie , Pourtiiini soufDcr Quand mon amie Veut me parier?

O Vierge Marie ,

Pour moi pries Dieu !

Adieu, patrie!

Bonheur, adieu!

Page 1