LA SIBYLLE
PAGE S5, 2* COLONME. VERS 16.
I/Espagne qui préfère au plus beau de tes droits.
On ne se souvient pas assea que, d’après les anciennes insliiutions du pays, la liberté avait obtenu droit de cité dam la monarchie espagnole, bien avant même que l’Aoglelerre ftU entrée dans les voies du gouvernement représentatif. Le dfsiKdHmc de Charlcs-Quint et le fanatisme de l'inquisitioa dénaturèrent Ici vrais principes du gouvernement espagnol. En 1807, ce fut pourtant le souvenir des vieilles libertés castillanes qui fatigua Napoléon par d’héroïques résistances , et qui ressuscita les traditions chevaleresques du Cid. C’est à c«
NOTES
mémoraliie rtfeil <le PEspagoo que M. Casimir Dclavigne | faisait alluatOD dam le fragmcnl suivaot d'un poCmc qui ne seraJamaU publié.
Dans le merne sommeil (l'une fièvre arcabLinle. S'il réve qu'un poijtnard se lève sur son sein , Voypx ce niortboiul, fort de son épouranto,
PAle et l(-*s bras tendus pour saisir l’assassin , ft'èlanrer frissonnant de sa couche brûlante t ainsi la faible Espa|ne. à ses derniers momenis , Secouant le sommeil d'une lente agonie ,
Pour ècn’aser la tyrannie ,
S'arracha de ses ronderaenU.
l.e Cid ! Tollfi le Cid , dont l'ombre désolée ,
Brisant son mausolée ,
Parait le glaive en main , la douleur sur le front ;
Il frémit, le héros, de colère cl de honte.
Comme au Jour où rberrhant le eomlc tl perdit sa uiattrease et veugea sonaUVont.
» Arrière ! crla>t-il, guerriers dont la vaniancc >• Sous tant de deux divers vengea l'hooneiirfr.inçais •• Arrière, par pitié pour trente ans de succès!
» Par respect pour ta gloire, arrière, nobléPrance!
• Ils m'entendent du moins : Je les al vus frémir
n Ces drapeaux mutilés et fiers de leurs blessures : » ru empruntent des vents une voix |K>ur gémir.
•• et semblent murmurer de lUnislres augures.
Au rt'cil des revers qui vous sont préparés ,
* fiaisaex vo« fers sanglants , étendards intrépides '
« O vainqueurs do Valmjr , pleures !
» Fleurez, vainqueurs des Pyramides*
n Du ciel vomissant les fèiix .
•> I-C plus brûlant des mots S('(?oiirt et vous dévi>rr :
> C'est peu : de notre sang des vengeurs vont éclore X Semblables i leurs aiiuix B Dont les bras victorieux B Ont brisé dans Biirgoa les bannières du Maure.
B Des montagnes crCrgcl aux murs de l'Alhauilira ,
H Pélage a réveillé nos tribus assoupies;
B Du guérillas fuyant U* plomb vous alleindra ,
••8on slyletdans la main, le meurtre vous suivra B Sur la crête des Asturies ,
B Dans les gorges de la Sierra...
■ Ils ne sont plus cei Jours où, vous prenant pour giibles B Les arts , d’un béroiqiie essor,
B Xul valent en cnmbatlaiit <l.ins des déserts arides V Les pas de sultan Juste et de Sultau bras d'or.
" Ils ne sont plus ces Jours de liberté, de gloire .
» Jours sauveurs, cl par vous a J-sinals consacrés,
B Où la France abreuvai lacs sillons altérés B Ou sang dont heilermann arrosait sa victoire.
» Infortunés débris de lant d'exploits passé*,
B Vous. ailes perdre dan* no* sabirs X Les derniers lambeaux vénérable*
B Que lu hoiilel vous a laissé-s.
"Arriére, élcndanls Intrépides...
n Mais non, la charge sonne, ol vous olHMrec "O vainqueurs de Vabny. pleures •
» Pleurez, vainqueurs (k*s Pyrjiiildrsl
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