‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 48 sur 669 · LA PARISIENNE · texte numérisé non relu

LA PARISIENNE

MARCUE NATIONALE.

Peuple français, |)euple de braves, |

La Liberlc rouvre ses bras; |

Ou nous disait ; soyez esclaves!

Nous avons dit : soyons soldats ! |

Soudain Paris dans sa niémoiru ,

A retrouvé sou cri de gloire : i

En avant , marchons I

Contre leurs canons !

A travers le fer, le feu des bataillons,

Courons A la victoire !

Serrez vos rangs; qu’on se soutienne!

Marchons I chaque enfant de Paris De sa cartouche citoyenne Fait une oflrandc à son pars.

O jours d'éternelle mémoire Paris n'a plus qu’un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons!

A travers le fer, le feu des bataillons.

Courons A la victoire !

La mitraille en vain noos dévore ;

Elle enfante des combattants ;

Sous les boulets voyez éclore Ces vieux généraux de vingt ans.

O jours d’éternelle mémoire !

Paris n’a plus qu’un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons !

A travers le fer, le feu des bataillons.

Courons A la victoire!

Pour briser ces masses profondes.

Qui conduit nos drapeaux sanglants?

C’est la Liberté des deux mondes :

C'est Lafayctte en clieveux blancs!

U jours d’éternelle mémoire !

Paris n’a plus qu'un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons !

A travers le fer, le feu des bataillons , Courons A la victoire !

Les trois couleurs sont revenues.

Et la Colonne avec fierté Fait briller a travers les nues L’arcMjn-ciel de la I.ibcrté.

U jours d éternelle mémoire!

Paris n’a plus qu’un cri de gloire :

I En av,ant, nnarchuns

j Contre leurs canons!

I A travers le fer, le feu des bataillons,

I Courons

I A la victoire!

I Soldat du drapeau tricolore,

D'Obléass, toi qui l'as porte, l'on sang se mêlerait encore A celui qu'il nous a coûté.

Comme aux beaux jours de notre histoire Tu redirais ce cri de gloire :

En avant, marclions I Contre leurs canons!

Page 1