I .A travers le fer, le feu des bataillons
I Courons
I la victoire!
LA i'AlUSlENNE.
Tanilioiirs, du convoi de nos frèi'cs Roulez le funèbre signal ,
Et nous , de lauriers iwpulaires filiargcons leur cercueil triomphal.
O temple de deuil et de gloire , Panthéon , reçois leur mémoire I
PortoDS-les, marchons,
1 Découvrons
i Nos fronts,
j Soyez immortels, vous tous que nous pleurons, i Martyrs de la victoire !
DIES IRÆ DE KOSCIESZKOo).
Jour de colère, jour de larmc« . |
Où le sort, qui trahit nos arme».
.\rrèta ton roi glorieux!
A les cAtès , ombre chérie , I
Elle tomba notre patrie , !
Et ta main lui ferma tes yeux.
Tu vis de ses membres livides ^
I,es rois, comme des loups avides,
S'arracher les lambeaux épars.
Le fer dégouttant de carnage , Pour en grossir leur héritage , De son cadavre fit trois parts.
La Pologne ainsi partagée, |
Quel bras humain l'anrait vengée ! !
Dieu seul pouvait la secourir :
Toi-méme, tu la crus sans vie;
Mais son cœur , c’était Varsovie : i
Le feu sacré n’y put mourir.
Que ta grande ombre se relève ; I
(1) Cet lijmne ftit compo*é «nr U pro*« <lu Ditt in» , pour le «ervice funèbre célébré, i Paru, le 25 févrirr IRSl.en Phfnneur «le Ko»ciu»{kv.
Secoue, c» rcprenaiH loii glaive.
Le sommeil de réterniiô :
J'entends le signal des iKiiaüles,
El le cliani de tes funérailles Est un hymne de liberté.
Tombez, tombez , voiles funèbres :
La Pologne sort des ténèbres, Féconde en nouveaux défenseurs;
Par la liberté raniotee.
De sa ebatne clic s'csl armée.
Pour en frapper ses oppresseurs.
Cette main qu'elle te présente Sera bicntél libre cl sangbnle ; Tends-lui la main du haut des cicuv.
Descends pour venger scs injures,
Ou pour entourer ses blessures De ton linceul victorieux.
Si cette France qu'elle ap|>clle,
Trop loin , ne peut vaincre avec clk , Que Dieu du moins soit son appui :
Trop haut, si Dieu ne peut renlcnilrr, Eli bien ! mourons pour la défendre , El nous irons nous plaindre à Ini.