‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 488 sur 669 · LES ENFANTS D’ÉDOUAKD. — ACTE I · texte numérisé non relu

LES ENFANTS D’ÉDOUAKD. — ACTE I

Voilà Tos châtiments ; caresses sur caresses;

El votre fils a!né n'a rien de vos tendresses.

LI nue DTOBK, à la rcloc.

Je lui rendrai sa part en rcinbrassani pour vous.

tLISACETH.

Savcz'voos qu'à Radnor il soufirail loin de nous?

Quoi ! toujours ?

tUSABBTn.

Pauvre fleur, le chagrin l'a fanée.

Que de pleurs nous coAtn cette triste journée ,

Où le noble Édouard de scs bras défuiliants ,

De scs yeux affaiblis vous cherchuit, mes enfunts. Rapprochait, unissait vos deux télés charmantes Sous les derniers baisers de scs lèvres mourantes! Aimez-vous, a-t-il dii, et, regardant Icscicux, Pour ne plus les rou>Tir, il a fermé les yeux.

I uci.

Rien : je dis seulement que c'est leur second }>èrc,

El qu'ils n'en ont pas d'autre.

LB nue D'YORK.

Il est parfois sévère;

Mon oncle rtloccstcr est bien plus indulgent,

Et je l'aiinc bien moins.

ËtlSABETU.

Parlez mieux du rcgenl.

Quoi qu'en dise Luci , dont le discours me blesse , Vous pouvez, chers enfants, compter sur sa tendresse. Il a de votre père et le zèle cl les soins;

I II lui ressemble en tout.

{ LE DUC D’YORK

1 Pas de figure au moins.

Zlisabetu.

Richard, vous me fâchez.

LE DUC D'YORK , d’une voix alldnîc.

Un beau soir, i Windsor, nous irons, 6 ma mère. Loi demandant tous trois la santé de mon Trère , Déposer sur le marbre, où souvent nous pleurons. Deux couronnes de fleurs que nous enlacerons;

Et puis vous lui direz : A ton désir ndclcs.

Tes fils jusqu'au tomljcau seront unis comme elles.

Le voulez-vous?

ElisabetII, CMnjranl le< reux du duc dTork. Demain.

LE Die D'YORK.

Dès qu'il nous reverra,

Au bonheur, à la vie Édouard renaîtra.

De lui donner des soins (ju'oii me laisse le inailrc. Mon rentede est si bon !

tLISABETR.

Pourrail-un le connaître?

LUCI

C'est le jeu.

LB DUC D'YORK

Trouve mieux pour guérir ses douleurs.

ftLlSABBTH, A pari.

Connue, chez les enfants, le rire est près des pleurs!

LE DUC D'\URK.

Lord Rivers avec lui revicndra-l-ii à Luudrc? Elisabetu.

Sans doute.

LUCI

Noble cœur, cl dont je puis ré|K)udrc ! Parent loyal et sûr ; ami vrai , celui-là.

Votre oncle maternel.

Elikadbtii.

Qu'entendez-vous par là?

LE DUC Ü’YOHK.

Kli bien ! je me ravise,

El dirai , si l’on vent , que sa taille est bien prise.

ÉLISACETn.

' Quand vous aurez son âge, ayez sa dignité;

Vous serez bien, milord.

LE DLC D'VORK.

Oui, très-bien d’un coté;

Vonlrant «on Cpaulc.

Mais de l’autre!

ELISABETH, MWèrcnipnU

Richard !

1 LUCI

Que milady pardonne.

^ Elisabeth, auducd'Vork.

(7esl un méchant esprit que celui (|u'on vous donne. ^ Vous m'cuiendez , Luci !

LUCI

I Mais, madame...

j ELISABETH.

En eflet,

! la* régent est coupable; cl do quoi ? qu'a-l-il fait? Depuis qu'à sa tutelle uii remit leur ciifanuto.

A-t-il un seul instant trompé ma confiance?

! LUCI

Non, jusqu'à présent; mais. . . .

' ELISABETH

Mais il vous est suspect.

Ccsi fâcheux; cependant il a droit au rcs{>cct,

' Au >'011*0 , au sien surtout.

• Au (lue (l'York.

I Les vertus, le courage,

Vaicnl mieux que l.i grùcc cl qu'un joli visage.

LES ENFA\TS D’ÉüüLAni). — ACTE I.

Il est mal et de prendre un lun iiioqiieiir?

Je ne vous aime plus : vous avez mauvais cœur, uci.

Le voilà tout confus.

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