‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 50 sur 669 · L\ VARSOVIENNE · texte numérisé non relu

L\ VARSOVIENNE

Il s'cst Icvi! , voici le jour sanglant;

Qu'il soit pour nous le jour de délivrance !

Dans son essor, voyez notre aigle blanc Les yciii fixés sur rarc-en-ciel de France.

Au soleil de juillet, dont l'éclat fut si lieau ,

Il a repris son vol, il Fend les airs, il erie ;

Pour ma noble |>atric ,

Liberté ; ton soleil ou la nuit du tombeau !

Polonais, à la baïonnette!

C'est le eri par nous adopté ;

Qu'en roulant le tambour ré|MÏtc :

A la baïonnette!

Vive la liberté !

I Guerre!... A cbeval. Cosaques des déserts! i Sabrons, dit-il, la Pologne rebelle.

• Point de Balkans; ses champs nous sont ouverts;

• Cest au galop qu'il faut passer sur elle. >

Halte! n'avancez pas : scs Balkans sont nos eor|)s;

La terre où nous marelmiis ne porte que des braves,

llejetle les esclaves,

Kt de scs ennemis ne garde que les morts.

Polonais, ù la b.aionnctte!

C'est le cri par nous adopté ;

Qu'en roulant le tambour répète :

A la baïonnette!

Vive la liberté!

Pour toi, Pologne, ils combattront, tes fils.

Plus Fortunés qu'au temps où la victoire Mêlait leur cendre aux sables de Memphis,

Où le Kremlin s'écroula sous leur gloire.

Des Alpes au Tliabor, de l'Èbre au Poiit-Euxiii ,

Ils sont tombés, vingt ans , sur la rive étrangère ; Cette fols, 6 ma mère.

Ceux qui mourront pour toi dormiront sur ton sein.

Polonais , à la baïonnette !

C'est le cri par nous adopté ;

Qn'cn roulant le tambour répète ;

A la baïonnette!

Vive la liberté!

Viens, Kosciuszko, que ton bras Frappe au cœur Cet ennemi qui parle de clémence;

En avait-il , quand son sabre vainqueur Noyait Praga dans un massacre immense?

Tout son sang va payer le sang qu'il prodigua ,

Cette terre en a soif, qu'elle en soit arrosée : Faisons sous sa rosée Heverdir le laurier des martyrs de Praga.

Polonais, à la baïonnette!

C'est le cri par nous adopté ;

Qu'en roulant le tambour répète :

A la baïonnette!

Vive la liberté!

jMIons, guerriers, un généreux clFort!

Nous les vaincrons; nos Femmes les défient.

O mon pays, montre au géant du nord i la; saint anneau qu'elles te sacrifient !

' Que par notre victoire il soit ensanglanté ;

I Marche, et fais triompher au milieu des batailles L'anneau de fiançailles,

. Qui t'unit pour toujours avec la liberté.

I Polonais , à la baïonnette !

C'est le cri par nous adopté ;

I Qu'en roulant le tambour répète

\ \ la liaïonncltc!

Vive la liberté!

A nous. Français! Iæs balles d'Iéna Sur ma poitrine ont inscrit mes services ;

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