LES ENFANTS ITÉDOIIAHI». — ACTE I
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Tu fus moins scrupuleux (luu<s plus d'une eniroprisc.
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i'en conviens ; que m'importe, à moi qui les méprise, Si tous ces noms chétifs, si ces races d'un jour,
(^u'un rayon du pouvoir fait éclore à la cour, Keiitrent dans le néant, quand le soleil sc coucite, Sous le bras qui les fauche ou le pied qui les luuclu ? Se l>aisse qui voudra pour en prendre souci !
Mais quant au sang royal, il n'en est pas ainsi :
Ses droits sont les garants des droits de la noblesse , Les deux princes, c'est nous : qui les louche nous blesse, be peuple, sans raison, deviendra leur soutien.
Je sais que tout ceci ne le regarde en rien :
Pour avoir un avis il n'est baron ni comte.
Mais c'est un spectateur dont il faut tenir compte ; Acteur, il est terrible; et que d'orgueils jaloux Irriteront sa rage en le lâchant sur vous!
Il vous faudra braver, appuyé d'un vain titre,
El l'Église Cl l’année , et le casque cl la miire ;
El pour vousharcclcr, sans être jamais las.
On peut s'en rapporter à l’esprit des prélau î Vos plus proches cousins , si vous ii’y prenez garde, Pourront à l'écliafaud vous servir d'avant-garde : Quand les glaives bénits sont sortis du fourreau ,
De droit tous les vaincus reviennent au bourre.ui. Étonflezles conseils du démon qui vous pousse. Édouard .sera faible ; eli bien ! roi sans secousse , PrcneZ'lui son pouvoir et laissez-lui ses jours.
Eu régnant sous son nom, vous régnerez toujours. Mais le trône lient mal et tremble par la base ,
Quand il y faut monter sur deux corps qu'on écrase: be pied vous manquerait ; ces degrés palpitants ,
Pour qu’on n'y glisse pas, saigneront trop longtemps.