‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 51 sur 669 · LA VARSOVIENNE · texte numérisé non relu

LA VARSOVIENNE

A Marcngo le fer la sillonna;

l)c Uiamp-Aubert comptez les cicatrices.

V'aincre et mourir ensemitle aulrcfuis fut si (tous ! Nous étions sous Paris... Pour de vieux frères d'armes N’aurez-vous que des larmes?

Frères , c'était du sang que nous versions pour vous !

Polonais, à la baïonnette!

C'est le cri par nous adopté;

Qu'en roulant le tambour répète ;

A la baïonnette !

Vive la liberté!

O vous, du moins, dont le sang glorieux S'est, dans l'exil, répandu comme l'onde,

Pour nous bénir, mines victorieux.

Relevez-vous de tous les points du monde !

Qu'il soit vainqueur, ce peuple; ou martyr comme vous. Sous le bras du géant , qii'cn mourant il retarde,

Qu'il tombe i l’avant-garde.

Pour couvrir de son corps la liberté de tous.

! Polonais, i la baïonnette!

' C'est le cri par nous adopte ;

Qu'en roulant le tambour répète :

A la baïonnette !

Vive la liltcrté !

{ Sonnez , clairons ! Polonais, i ton rang !

Suis sous le feu ton aigle qui s'élance.

La liberté bat la charge eu courant.

Et la victoire est au bout de ta lance. Victoire à l'étendard que l’exil ombragea Des lauriers d’Austerlitz, des palmes d'fdumée! Pologne bicii-aimée,

I Qui vivra sera libre, et qui meurt l'est déjà I

! Polonais, A la baïonnette!

C'est le cri par nous adopte ; j Qu’en roulant le tambour répète :

I A la baïonnette!

Vive la liberté!

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