POUR LE THÉÂTRE DU HAVRE (I
(>)nsacré par vos soins aux neuf Sopnrs de la fable, KriHn il est debout ce temple irilcrroinablc,
Qui, de s«’$ fuiidenienls sortant avec lenteur, Longtemps d'un vain espoir flatta le spectateur, Comme un cliêne encor nain promet, à fleur de terre , D’ombrager les neveux de son propriétaire.
Pour nous il s’est levé ce jour terrible et doux,
Ce jour qui tant de fois recula devant nous;
Aux torrents du public enfin la porto s'ouvre ,
Lt sur vos bords aussi le génie a son I.ouvre. ;
Le parterre l’adinirc , étonne de s’asseoir !
Sous un soleil nouveau qui s’allume le soir;
Il en peut contempler la colonnade ovale!
De celle de Perrault très-modcslc rivale ,
Les degrés somptueux et les foyers ouverts Sur vos bassins chaînés de pavillons divers.
L'armateur satisfait, pour prix de scs largesses, ! Peut du sein des plaisirs calculer scs richesses, 1
Etdansces lacs profonds, creuses pour son comptoir. Voit d’un gain assuré se balancer l'espoir.
Tourne-t-il scs regards vers la scène mobile ,
Une forêt qui fuit lui découvre une ville; ^
C'est D que Cicéri, dont les heureux pinceaux Font frémir le feuillage et couler les ruisseaux ,
A suspendu pour vous les tentes de i'AuIide ,
V'ous égare avec lui dans les jardins d'Armide, !
Vous offre tour à tour le Caire et scs bazars, !