‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 56 sur 669 · POUR LE THÉÂTRE DU HAVRE (I · texte numérisé non relu

POUR LE THÉÂTRE DU HAVRE (I

(>)nsacré par vos soins aux neuf Sopnrs de la fable, KriHn il est debout ce temple irilcrroinablc,

Qui, de s«’$ fuiidenienls sortant avec lenteur, Longtemps d'un vain espoir flatta le spectateur, Comme un cliêne encor nain promet, à fleur de terre , D’ombrager les neveux de son propriétaire.

Pour nous il s’est levé ce jour terrible et doux,

Ce jour qui tant de fois recula devant nous;

Aux torrents du public enfin la porto s'ouvre ,

Lt sur vos bords aussi le génie a son I.ouvre. ;

Le parterre l’adinirc , étonne de s’asseoir !

Sous un soleil nouveau qui s’allume le soir;

Il en peut contempler la colonnade ovale!

De celle de Perrault très-modcslc rivale ,

Les degrés somptueux et les foyers ouverts Sur vos bassins chaînés de pavillons divers.

L'armateur satisfait, pour prix de scs largesses, ! Peut du sein des plaisirs calculer scs richesses, 1

Etdansces lacs profonds, creuses pour son comptoir. Voit d’un gain assuré se balancer l'espoir.

Tourne-t-il scs regards vers la scène mobile ,

Une forêt qui fuit lui découvre une ville; ^

C'est D que Cicéri, dont les heureux pinceaux Font frémir le feuillage et couler les ruisseaux ,

A suspendu pour vous les tentes de i'AuIide ,

V'ous égare avec lui dans les jardins d'Armide, !

Vous offre tour à tour le Caire et scs bazars, !

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