I.a prison de Warviek, le palais des Césars
temple de Vesta, le bosquet de Joconde,
Kl vous donne en ]K’inluie un abrt^é du monde. !
(I) Ce llM'èlrr a ëli otivrrt !«• 2.'i t823. l.'atUntr né
au ilàvrr.
Pour enchanter vos sens tous les arts sont d'accord ; Mais au goût qui les juge ils devaient cet effort.
Où pouvaicnl-il^ {X>rter d'aussi justes hommages ? Quel plaisir délicat n’a droit à vos suffrages?
C’est [>eu que la Ncustrie claie à tous les yeux Les opulents tributs d’un sol industrieux ,
Ces pressoirs ruisselants qu'un jus doré colore ,
Ces bassins de Dévillc, et ces prés où l'Aurore,
Qui n’a jamais quitté son époux d'un wil sec.
Vient mouiller de ses pleurs les madras de Rolbcc; C'est peu que d'Yvetoi le royaume historique Habille un peuple heureux des tissus qu'il fabrique, Et, d’un chorus de joie ébranlant les échos ,
Célèbre le lundi sous les pommiers de Caiix ;
Votre gloire est plus liellc, et l'antique Ncustrie N’est p;is moins chère aux arts que chère à rindiistrie. Là, Corneille naquit, cl cet esprit puissant ,
Qui créait à lui seul le lliéàtre naissant ,
A devancé Racine , et QuinauU et Molière ,
Et son laurier normand couvre lu France entière ; l>à, naquit Fontenclle , astronome mondain ,
Que les Cràces suivaient un compas à la main ;
Là, ce peintre éloquent, Poussin, dont le génie D’un Hapliacl français étonna riiulie!
Soi fécond, dans les champs le voyageur séduit Rencontre un souvenir en savourant un fruit :
Arques, Falaise même eut ses jours de vailbmee ;
Kl Rouen plus fameux, où, marie pour la France, Jeanne, qui succombait sous le joug étranger.
Léguait aux cœurs normands son mnllicur à venger; El ce clocher d'Harfleur, dcboul pour vous .ippreiidre Que l'Anglais l’a bâti, mais ne l'a pu défendre;
Enfin votre cité, celte reine des eaux.
Par un commerce actif rivale de Bordeaux,
Rivale de Toulon par plus d’une victoin?.
Qui s^iilusira soi-méme cl suffit à sa gloire.