‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 560 sur 669 · I105A FL0R15UE · texte numérisé non relu

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Que dites-vous?

D05 JIA5.

Plus de mystère! plus de mariage secret I Du bonheur devant tout le monde, au beau milieu du chœur, au mallrc-aiitel, en grande pompe et cérémonie!

ÙOn\ ELORIlfDE.

Don Quexada ne refuse plus son consentement; il IDC sera permis de porter votre nom ?

D05 JDA<5.

Mon nom, belle Fiorindc! voici l'embarras. Je n’ai d'autre ambition que de vous l'offrir; mais j'avouerai avec franchise qu’en vous le donnant, je ne sais pas quel présent je vais vous faire.

D05A E1.0R1SDI.

Comment?

DOV JIA5.

Je ne suis pas le fils de don Quexada; et quel est inuii père? je l'ignore.

D05A rLORIVDE.

Se peut-il?

D05 JCA5.

Il ne tient qu'à moi de me croire une seigneurie illustrissime , une excellence des plus qualifiées de la cour, de devenir une éminence même, ]M>ur peu que je m'y prête; mais ce qui est vrai, c’est qu’au moment où je vous parle, je ne suis rien. Voyez jusqu’où va ma confiance dans votre tendresse. J'arrive aussi tranquille que si j'avais à vous faire hommage d'un royaume; cependant, je ne puis mettre à vos pieds qu'un jeune Iwmme sans fortune, sans famille, et dont le seul litre à votre préférence est un amour qui fera le bonheur ou le malheur de sa vie.

D05A ri-ÜRIVOB.

Et ce litre me suffit : c'est mon orgueil, à moi. Ah! don Juan, je n’ai jamais aimé en vous que vous-méuic; et je trouve un charnie à sentir que vous n’en pourrez plus douter. Ne regrettez rien; je serai votre famille à moi seule, cl quant à la fortune, j'en ai de reste pour nous deux ; mais que vous im]>urte?

DUS Jl'AS.

Ah! je vous connaissais bien! je voudrais que le comte de Santa-Fiorc fût là pour vous entendre.

D05A FLÜRI5DE.

De qui parlez-vous?

DU5 Jl'AV.

D’un très-noble personnage, très-grave surtout, pour lequel je professe un respect filial. H est, dit-on, le représentant de mon )MMe que j'ai |)erdu, et je lui abandonne sur moi une atiloriié pleine et cnticix'.

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