‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 562 sur 669 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DüNA ELORINDE, DON JUAN.

■ ON JUAN

Parlez, doua Floriude; parlez, je vous en conjure.

OÛNA FLUBINDE.

CàMc lettre que je viens d'écrire, elle est pour vous.

DON JUAN

Pour moi!

DUNA riJJBINDB.

Elle contient un secret <|iic je ne me sens pas la force de vous dire. I..a voilà ; prenez.

DON JUAN

Votre main tremble en me la présentant.

OONA FLOBINOE.

C'est malgré moi. Mais puis«]uc je ne puis vous cacher mon émotion, je vais vous qiiiiicr. Ma présence ressemblerait à une prière, et j'en rougirais. Que l'idée de me causer une bien amère douleur ne fasse point violence à vos sentiments. Ce que je crains, je saurai le sup^H>rter. Ayez confiance dans uiun courage. Vous êtes libi'e, don Juan , comprenez-le bien, tout à fait libre; prononcez donc : je ne veux de vous ni grâce, ni pillé.

DON JI AN

Quel langage! ma décision est prise d'avance, tvoulanlouvrlr la ieUrc.) Souffrcz...

DUNA FLOBINDE.

Non , non ; quand je ne serai plus là : vous lirez... vous verrez... Si votre ré[»onse est favorable, apportez-la-inoi promptement; j'en aurai l>esoin. Si elle ne l'est pas, il vous serait pénible de me la faire. Quittez celte maison sans me revoir ; je reviendrai , vous n'y

DON Jl'AN D’AUTRiaiE. — ACTE 1!.

Rcrex plus et je snurui mon sort. Adieu, don Juan, peut-être pour Lien longtemps.

DO?l JI Al.

le croyez pas ; dans un moment je suis à vos

pieds.

DORA FLOBlIfDB.

A revoir donc bienldl... ou adieu pour jamais. Ne me suivez pas!... lisez.

Page 1