‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 563 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

UON JLAN , puis IX)i\A FLÜKI.NDK.

I)OV JIAV.

Que peut-elle me demander? Plus j'y réve, moins je comprends ce qui la force à ui'écrire. Kh! lisonsda, cette lettre! Quelle rage a-t-on de vouloir deviner ce qu'on peut savoir ?(Aprisavoir lu i* lettre). Kst-ii possible? mes yeux me trompent !... non , c'est trop vrai :

« Sara, fille du juirBenJoebaï... i

Eli bien! on a beau prévoir tous les événements, celui qui vous arrive est toujours le seul auquel on n'ait pas songé. J'avoue que mon oi^ueil d'Iiid.dgo et de vieux ebrélicn est un |>cu étourdi du coup. Sara!... je ne m'attendais pas que j'aurais en mariage quelque chose de commun avec Ahrahain... cl mon noble sang... Ai-je la certitude qu'il soit noble? Quand je l'aurais , serait-ce un motif pour me montrer moins généreux quelle? Tout à l'bcure, j'étais à scs genoux, moi, qui n'ai plus de nom , moi , qui n'ai ni bien ni titre; a-t-cUe bésité? El je balancerais ! non, de par tous les patriarches d'Israël! Qu'en arrivera-t-il? qu'elle priera Dieu à sa manière comme moi à la mienne ; en scra-l-eltc moins belle , iiiuins digne de mon rcs|>cci? l’cn aimerai-je moins?... P<ir goût, j'aurais préféré que l’ancienneté de sa race ne remontât pas tout à fait si haut; mais qui saura mon secret, hors moi seul?... Allons! mettons sous nos pieds le respect humain. Dans ma joie de lui faire un siicritice, je respire plus à l'aise, je me sens presque digne d'elle, et je suis content de moi-niémc. Courons lui porter ma réponse...

DOSA FLuHlSDE ,qul e>4 rentrée â U On <lu monoluKue,clqui A';)ppulc, tremblante, »ur ludoc du fauteuil.

Je n'ai pas pu l'allendrc.

DOV ilAH.

Vous étiez là?

DOSA FLUBISUK.

Je ne voulais pas écouter... mais j’ai entendu.

DOS JIAS.

Et vous pleurez!

I DOSA FLORtSDX, tombant aMlM*.

De reconnaissance. Rélléchissez encore : ne regretterez-vous jamais ce que vous me sacrifiez ? si l'on vient à découvrir notre secret...

DOS ZIAS.

Eh bien; nous qtiittcrons l’Espagne; nous irons en I Italie, en France; que sais-je? en Palestine : nous I serons chez nous.

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