‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 67 sur 669 · voyageur perdu marclie de doute co doute · texte numérisé non relu

voyageur perdu marclie de doute co doute

Et sans se retrouver expire sur la roule.

A peine un faible enfant, échappé du berceau ,

A brisé ces liens qui révoltaient Rousseau,

I^s Quatre-Faculiés, dont la voix l’endoctrine, Épouvantent ses yeux de leur manteau d’hermine. Certes, quand la frayeur hâte scs premiers pas ,

Le chemin qu'il parcourt a pour lui peu d’appas.

Ne maudissiez-vous point Sophocle et Stésichore , Quand, leurs vers à la main, vous ignoriez encore Que vous deviez un jour chez nos derniers neveux Leur disputer l'honneur d'étre maudits comme eux ?

Mais du collège enfin foulez aux pieds les chaînes.

O liberté , sans toi les plaisirs sont des peines !

Quel destin vous attend , si de la vérité Le flambeau redoutable est par vous présenté !

Que de petits esprits, jaloux des noms célèbres . Prendront contre le jour parti pour les ténèbres ! Leur nombre dangereux fait leur autorité :

Les sots depuis Adam sont en majorité.

La divinité même inspire Anaxagore (i ) :

D'un exil flélris.sant l'arrêt le déshonore.

Le.s rêves d’Arislolc abusaient nos aïeux :

Galilée indigné change l'ordre des deux.

Sans pitié loin du centre il rejette la terre ,

Du soleil par sa marche il la rend tributaire...

.Va-t-il pas expié par trois ans de prison L’inexcusable tort d'avoir trop tôt raison ?

Répondez : que servit aux maîtres de la lyro De suivre les écarts d’un immortel délire?

Faut-il d'un seul exemple attrister vos regards?

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