‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 8 sur 669 · A MADAME · texte numérisé non relu

A MADAME

Les voilà ces dianls runéraires.

Faible tribut de ma douleur :

Lisez ; le trépas de nos frères Pour vous, du moins, fut un malheur.

Aux beaux jours de notre vaillance lauirs noms immortels sont liés;

Ils revivront chers à la France,

El mes vers seront oubliés.

La jeunesse ira d’àge en âge, Pareouraiil des champs meurtriers.

Visiter en pèlerinage I.CS mânes de nos vieux guerriers.

Alors paraîtront à sa vue Leurs glaives par le temps rongés.

Leurs os brisés par la charrue...

Alors nous les aurons vengés.

On verra la France , animée D’un souvenir triste et pieux.

Combattre et vaincre aux mêmes lieux , Pour ensevelir son armée.

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