VERSAILLES
liLÉCIE.
UcvicKS, ô mon unique amie,
Dissipe un nuir chagrin qui trouble ma raison : Ueviciis, quille un moment celle ville enibellic Par les arls, enfants d’Apollon,
Ce palais, ces jardins créés par le génie De Le Notre et de Girardon.
Dans un st^our si fécond en prodiges Tu ne peux entendre ma voix ;
Ces lieux , pour l’arrêter, épuisent leurs prestiges : Du travail la nature a reconnu les lois En rertilisant ces campagnes.
En fleuve obéissant a franchi «les montagnes Pour ulTrir son tribut au plus lier de nos rois ;
Comme dans les jeux du théâtre ,
Soigneux de présenter mille asjtecis dilTérenls, Tantôt cest un torrent qui presse un lit d'albûire; Tantôt , pour réfléchir des traits que j’idolôire ,
Il étend le miroir de ses flots transparents ;
Son onde te poursuit en ruisseaux divisés:
Elle éblouit tes yeux de ses jets éclatants, Étincelle dans l'air, et , lombaiit en rosée.
Drille sur tes cheveux flottants.
Lebrun a |>cint sur ces portiques El les amours des dieux et les horreurs de Mars ;
Pour admirer ces lambris magniliques Il a vu s’arrêter Luxembourg cl Villars.
O clicrs-d’œuvrc divins! q«>el nouveau PraxilcU* Anima dans ces lieux et le marbre et l’airain ?
Des muscs la troupe immortelle Semble servir encor son jeune souverain;
I Pour arracher sa main du chenc qui la presse ,
Sous un monstre en fureur Milon se dresse encor ; Pluion , brûlant d’amour, ravit une déesse ;