‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 85 sur 669 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

liLÉCIE.

UcvicKS, ô mon unique amie,

Dissipe un nuir chagrin qui trouble ma raison : Ueviciis, quille un moment celle ville enibellic Par les arls, enfants d’Apollon,

Ce palais, ces jardins créés par le génie De Le Notre et de Girardon.

Dans un st^our si fécond en prodiges Tu ne peux entendre ma voix ;

Ces lieux , pour l’arrêter, épuisent leurs prestiges : Du travail la nature a reconnu les lois En rertilisant ces campagnes.

En fleuve obéissant a franchi «les montagnes Pour ulTrir son tribut au plus lier de nos rois ;

Comme dans les jeux du théâtre ,

Soigneux de présenter mille asjtecis dilTérenls, Tantôt cest un torrent qui presse un lit d'albûire; Tantôt , pour réfléchir des traits que j’idolôire ,

Il étend le miroir de ses flots transparents ;

Son onde te poursuit en ruisseaux divisés:

Elle éblouit tes yeux de ses jets éclatants, Étincelle dans l'air, et , lombaiit en rosée.

Drille sur tes cheveux flottants.

Lebrun a |>cint sur ces portiques El les amours des dieux et les horreurs de Mars ;

Pour admirer ces lambris magniliques Il a vu s’arrêter Luxembourg cl Villars.

O clicrs-d’œuvrc divins! q«>el nouveau PraxilcU* Anima dans ces lieux et le marbre et l’airain ?

Des muscs la troupe immortelle Semble servir encor son jeune souverain;

I Pour arracher sa main du chenc qui la presse ,

Sous un monstre en fureur Milon se dresse encor ; Pluion , brûlant d’amour, ravit une déesse ;

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