‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 111 sur 276 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

«deux arbres plantés aux extrémités de la vie : à leurs pieds, il est «vrai, on trouve également le repos; mais l'arbre de l'innocence est « chargé de parfums, de boutons de fleurs, de jeune verdure; l'arbre « de la raison n’est qu'un vieux chêne séché sur sa tige, dépouillé de « son ombrage par la foudre et les vents du ciel. »

« C'étoit ainsi que nous devisions à ce festin : je t'en ai fait le détail minutieux, car c’est là qu'ayant aperçu les hommes à leur plus haut point de civilisation, je te les devois peindre avec une scrupuleuse exactitude, Les choses de la société et de la nature présentées dans leur extrême opposition te fourniront le moyen de peser avec le moins : d'erreur possible le bien et le mal des deux états.

« Nous étions prêts à quitter les tables lorsqu'on apporta à notre magicienne un berceau couronné de fleurs : il renfermoit un enfant du voisinage, qui réclamoit, disoit la nourrice, les présents de naïissance. L'ikouessen connoissoit les parents du nouveau-né : elle le prit dans ses bras, lui trouva un air malicieux!, et promit de lui donner un jour des grains de porcelaines ? pour acheter des colliers *.

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