‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 138 sur 276 · LIVRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME

Déjà les Natchez s’approchoïent de l’ennemi. Chépar fait un signe : le centre de l’armée se replie et démasque les. foudres: à chaque bronze se tient un guerrier avec une mèche enflammée. L'infanterie exécute un mouvement rapide : les grenadiers du premier rang tombent un genou en terre; les deux autres rangs tournent obliquement et présentent, par les brisures de la ligne, le flanc et les armes aux Indiens. À ce mouvement, les Natchez s’arrêtent et retiennent toutes leurs voix ; un silence et une immobilité formidables règnent des deux côtés : on n'entend que le bruit des ailes de la Mort qui plane sur les

bataillons.

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