Vers imprimés dans /e Mercure, Voyez la Préface
L'écueil blanchit sous un horizon pur, Tandis qu’au nord, sur les mers cristallines, Flotte la nue en vapeurs purpurines.
D'un carmin vif les monts sont dessinés ;
Du vent du soir se meurt la voix plaintive; Et, mollement l’un à l’autre enchaînés,
Les flots calmés expirent sur la rive.
. Tout est grandeur, pompe, mystère, amour :
Et la nature, aux derniers feux du jour, Avec ses monts, ses forêts magnifiques,
Son plan sublime et son ordre éternel, S’élève ainsi qu’un temple solennel , Resplendissant de ses beautés antiques.
Le sanctuaire où le Dieu s’introduit
Semble voilé par une sainte nuit ;
Mais dans les airs la coupole hardie,
Des arts divins, gracieuse harmonie,
Offre un contour peint des fraîches couleurs De l’arc-en-ciel, de l'aurore et des fleurs.
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