‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 185 sur 276 · Vers imprimés dans /e Mercure, Voyez la Préface · texte numérisé non relu

Vers imprimés dans /e Mercure, Voyez la Préface

L'écueil blanchit sous un horizon pur, Tandis qu’au nord, sur les mers cristallines, Flotte la nue en vapeurs purpurines.

D'un carmin vif les monts sont dessinés ;

Du vent du soir se meurt la voix plaintive; Et, mollement l’un à l’autre enchaînés,

Les flots calmés expirent sur la rive.

. Tout est grandeur, pompe, mystère, amour :

Et la nature, aux derniers feux du jour, Avec ses monts, ses forêts magnifiques,

Son plan sublime et son ordre éternel, S’élève ainsi qu’un temple solennel , Resplendissant de ses beautés antiques.

Le sanctuaire où le Dieu s’introduit

Semble voilé par une sainte nuit ;

Mais dans les airs la coupole hardie,

Des arts divins, gracieuse harmonie,

Offre un contour peint des fraîches couleurs De l’arc-en-ciel, de l'aurore et des fleurs.

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