ACTE II, SCÈNE IV
Conserver la douceur du mal que tu me fais.
Hélas! mon fol amour m'épouvante moi-même ; Je me sens sous le coup de quelque arrêt suprême : D’involontaires pleurs s'échappent de mes yeux; La nuit dans mon sommeil j'entends parler tes dieux ; Prêt à sacrifier à leurs autels coupables, Je me réveille au bruit de mes cris lamentables. Dis : n’est-ce pas ainsi, dans ses tourments divers, Qu’une âme est par le ciel dévouée aux enfers ? ARZANE.
On va vous délivrer du joug de l’étrangère.
NADAB
Des légers fils d’Agar la voix est mensongère ; L’Arabe aime à conter : je veux sonder des bruits Aisément élevés, plus aisément détruits.
De Moïse en ces lieux je viendrai vous apprendre Le destin. Quel parti qu’alors vous vouliez prendre, . Contre tout ennemi prompt à vous secourir, Arzane, je saurai vous sauver ou mourir.
Nadab sort,