IIoXô p.àÀAov en tout’ àpow. (Jd., ibid
G. Je/., p. 199.
LE MARCHAND
Suis-moi, tu es mon esclave.
LE PHILOSOPHE
Qui le sait?
LE MARCHAND
Ceux qui sont ici.
LE PHILOSOPHE
Est-ce qu’il y a quelqu’un ici?
LE MARCHAND
Je te prouve que je suis ton maître. (Il le bat.)
LE PHILOSOPHE
Je m’abstiens, et je considère.
Lucien, dans V Hermotine, ou les Sectes, achève de ruiner l’échafaudage de l’orgueil de l’homme.
Ainsi se montroient, flétris et vaincus du temps, ces philosophes jadis l’honneur de l’humanité, ces sages qui au milieu des nations souillées et matérialisées avoient conservé les vérités de la science, de la morale et de la religion naturelle, jusqu’à ce qu’ils se corrompissent avec la foule, et par l’infirmité même de la sagesse.
Voilà la société romaine : ses générations étoient mûres; les barbares se présentoient comme les faucheurs qui nous viennent des provinces éloignées pour abattre nos foins et nos blés ; les chrétiens et les païens alloient tomber sur les sillons, selon le poids de leur valeur respective. L’homme attaché aux joies de la vie ne voyoit approcher le Frank, le Goth, le Vandale, qu’avec les terreurs de la mort, tandis que l’anachorète , le prêtre , l’évêque , cherchoient comment ils adouciroient les vainqueurs et comment ils feroient des calamités publiques un moyen d’enrôler de nouveaux soldats sous l’étendard du Christ.