‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 205 sur 358 · MOEURS DES BARBARES · texte numérisé non relu

MOEURS DES BARBARES

Tout ce qui se peut rencontrer de plus varié, de plus extraordinaire, de plus féroce dans les coutumes des sauvages s’offrit aux yeux de Rome : elle vit, d’abord successivement et ensuite tout à la fois, dans le cœur et dans les provinces de son empire , de petits hommes maigres et basanés ou des espèces de géants aux yeux verts1, à la chevelure blonde lavée dans l’eau de chaux, frottée de beurre aigre ou de cendres de frêne 2; les uns nus, ornés de colliers, d’anneaux de fer, de bracelets d’or ; les autres couverts de peaux , de sayons , de larges braies, de tuniques étroites et bigarrées3; d’autres encore la

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