Sid. Apoll., Paneg. Avit
3. Ne æs quidem aut quicquam aliud unde pretium fieri posset in palatio reliquerat. Diripuerat et Capitolium, Jovis templum, tegularumque partem abstulerat alteram, quæ ex ære purissimo factæ, auroque largiter oblitæ, magnifîcam plane mirandamque speciem præbebant. (Procop., Hist. Vand., lib. i.)
4. Nam sexagenta calices, quindecim patenas, viginti Evangeliorum capsas detulit, omnia ex auro puro ac gemmis pretiosis ornata. Sed non est passus ea confringi. (Greg. Turon., lib. m, cap. x.)
Les Gestes des Franks , p. 557, répètent le même fait.
5. In hujus beneficii repensionem missorium aureum nobilissimum ex thesauris Gothorum... Dagoberto dare promisit pensantem auri pondus quingentos... Cumque a Sisenando rege missorius ille legatariis fuisset traditus, a Gotliis per vim tollitur, nec eum exinde exhibere permiserunt. Postea discurrentibus legatis ducenta millia solidorum missorii hujus pretii Dagobertus a Sisenando accipiens, ipsumque pensavit. (Fredeg., Chron ., cap. lxxiii.)
Le troisième fragment de Frédégaire et les Gestes de Dagobert, chapitre xxix, redisent cette anecdote.
6. Histoire de l'Afrique et de l'Espagne sous la domination des Arabes , par
M. Cardonne.
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gence; elle ne fut pas plus à l’abri que le palais : à cette époque, chaque tombeau renferma un misérable.
Le concile de Brague, en Lusitanie, souscrit par dix évêques, donne une idée naïve de ce que Ton faisoit et de ce que Ton souffroit pendant les invasions. L’évêque Pancratien prit la parole : « Vous voyez , mes frères, dit-il, comme l’Espagne est ravagée par les barbares. Ils ruinent les églises, tuent les serviteurs de Dieu, profanent la mémoire des
saints, leurs os, leurs sépulcres, les cimetières .
. Mettez devant les yeux de notre troupeau l’exemple
de notre constance, en souffrant pour Jésus-Christ quelque partie des
tourments qu’il a soufferts pour nous 1 .
. » Alors Pancratien fit la profession de foi de l’Église
catholique, et à chaque article les évêques répondoient : Nous le croyons 2. « Ainsi, que ferons-nous maintenant des reliques des saints?» dit Pancratien. Clipand de Coimbre dit : « Que chacun fasse selon l’occasion ; les barbares sont chez nous et pressent Lisbonne ; ils tiennent Merida et Astracan ; au premier jour ils viendront sur nous : que chacun s’en aille chez soi : qu’il console les fidèles, qu’il cache doucement les corps des saints, et nous envoie la relation des lieux ou des cavernes où on les aura mis, de peur qu’il ne les oublie avec le temps.» Pancratien dit : « Allez en paix. Notre frère Pontamius demeurera seulement, à cause de la destruction de son église d’Éminie, que les barbares ravagent. » Pontamius dit : « Que j’aille aussi consoler mon troupeau et souffrir avec lui pour Jésus-Christ. Je n’ai pas reçu la charge d’évêque pour être dans la prospérité, mais dans le travail. » Pancratien dit : « C’est très-bien dit : « Dieu vous conserve. » Tous les évêques dirent : « Dieu vous conserve. » Tous ensemble : « Allons en paix à Jésus-Christ3. »
Lorsque Attila parut dans les Gaules, la terreur se répandit devant
1. Notum vobis est, fratres et socii mei, quomodo barbaræ gentes dévastant universam Hispaniam : templa evertunt, servos Christi occidunt in ore gladii, et memorias sanctorum, ossa, sepulchra, cœmeteria profanant. ( Lob. Concil., p. 1508.)