‹ Œuvres complètes de Chateaubriand (volume 3)Chapitre 293 sur 358 · Armand de Chateaubriand · texte numérisé non relu

Armand de Chateaubriand

SUR LE DUC DE BERRY

pareille proposition ; mais que ce qu’il avoit de mieux A faire étoit de repartir tout de suite, attendu que s’il étoit arrêté, je ne le réclamerois pas, et que je ne le pourrais qu’en disant ce qu’il est venu faire.»

Voilà les princes que l’on avoit proscrits ! Ces nouveaux Fabricius ne font point étalage de leur générosité auprès du nouveau Pyrrhus : ils ne l’avertissent point qu’on le veut tuer ; ils se contentent de chasser l’assassin et de faire ainsi avorter son crime : leurs vertus sont pour Dieu, et non pour les hommes. On les ignorerait encore, ces vertus, sans des lettres que le hasard a conservées, et qui viennent longtemps après les découvrir. Et qui repousse le premier l’idée d’un assassinat sur Buonaparte? Le grand-père du duc d’Enghien!

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