DE CONSTANTIN A VALENTINIEN ET VALENS
Eq entrant dans cette seconde étude, vous rentrez avec moi dans l’unité du sujet. Je ne me trouve plus obligé de séparer les trois faits des nations païennes, chrétiennes et barbares : ces dernières, ou fixées dans le monde romain, ou préparant au dehors la décisive invasion, se sont déjà inclinées aux mœurs et à la nouvelle religion de l’empire.
D’un autre côté, le christianisme s’assied sur la pourpre; ses affaires ne sont plus celles d’une secte en dehors des masses populaires ; son histoire est maintenant l’histoire de l’État. Bien que la majorité des populations soumises à la domination de Rome est et demeure encore longtemps païenne, le pouvoir et la loi deviennent chrétiens.
Des intérêts nouveaux, des personnages d’une nature jusque alors inconnue se révèlent. Depuis le règne de Néron jusqu’à celui de Constantin les dissentiments religieux n’avoient guère été parmi les fidèles que des démêlés domestiques, méprisés ou contenus par l’autorité; mais aussitôt que le fils de sainte Hélène eut levé l’étendard de la croix, les schismes se changèrent en querelles publiques : quand les persécutions du paganisme finirent, celles des hérésies commencèrent. A peine Constantin avoit-il pris les rênes du gouvernement qu’Arius divisa l’Église.
Avec Arius parurent ces grands évêques nourris aux ‘écoles d’An-