Constant. Mag. in O rat. Sanctor. cœl ., cap. ix
3. Aristobul., apud Euseb., lib. xiii; Præp. Evang. , cap. xn; Joseph., lib. iq Contra Appion.; S. Just., Apologet.; Ouig., lib. xir, Cont. Ce/s. ; Euseb., lib. xi, Præp. Evang. in proœmio. La version des Septante est postérieure au voyage de Platon en Égypte; mais il est prouvé par Aristobule {apud Euseb., lib. xm, Præp. Evang., cap. xn) et par Démétrius ( in epist. ad Plorem. Eg. Reg. apud Joseph. Arist. et Euseb.) que des parties considérables des livres hébreux étoient traduites en grec longtemps avant la version complète des Septante. ( Voyez Défense des SS. Pères accusés de platonisme, liv. iv, p. 018 et suiv. ) Baltus sur ce point a complètement raison contre Leclerc.
Verbe ètolt en Dieu, et le Verbe ètoit Dieu ; » ils disoient qu’il falloit les écrire en lettres d’or au frontispice des temples 1 ; saint Basile 2 assure qu’ils étoient allés jusqu’à s’emparer de ces paroles et à les insérer, comme leur appartenant, dans leurs ouvrages. Amelius, disciple de Plotin , est atteint et convaincu par Eusèbe de Césarée, Théodoret et saint Cyrille d’Alexandrie, d’être un plagiaire de l’Évangile de saint Jean, de cet apôtre qu’Amelius appelle dédaigneusement un barbare3 4. Théodoret compare les néoplatoniciens, imitateurs des fidèles (et en particulier Porphyre), à des singes et à la corneille d’Ésope U Je ne puis que vous indiquer, dans ces Etudes, des sujets qui demanderaient un développement considérable. Il conviendrait d’examiner si avant le christianisme révélé il n’y a pas eu un christianisme obscur, universel, répandu dans toutes les religions et dans tous les systèmes philosophiques de la terre; si Ton ne retrouve pas partout une idée confuse de la Trinité, du Verbe, de l’Incarnation, de la Rédemption, de la chute primitive de l’homme; si le christianisme ne fit pas sortir du fond du sanctuaire les doctrines mystérieuses qui ne se transmettaient que par l’initiation; si, portant en lui sa propre lumière, il n’a pas recueilli toutes les lumières qui pouvoient s’unir à son essence ; s’il n’a pas été une sorte d’éclectisme supérieur, un choix exquis des plus pures vérités.
Il y a longtemps qu’on s’est enquis du degré d’influence que la philosophie a pu exercer sur la doctrine des Pères de l’Église : d’un côté, on a soutenu qu’ils avoient transformé le christianisme moral des apôtres dans le christianisme métaphysique du concile de Nicée; de l’autre, on a combattu cette assertion 5.
Ceux qui voûtaient défendre les Pères accusés de platonisme auraient pu faire valoir l’autorité même de Julien, qui prétend prouver la fausseté du système des chrétiens en lui opposant celui du chef de l’Académie : dans un passage d’une grande beauté de style et d’une grande élévation de pensée, il compare la création racontée par Moïse à la création telle que l’a supposée Platon. Le dieu de Moïse, dit-il, n’a
1. Solebamus audire aureis litteris conscribendum et... in locis eminentissimis proponendum esse dicebat. (Aug., De Civit. Dei , lib. x, cap. xxix.)
2. Basil., Hom. 16, in verba i/la : In principio erat Verbum.
3. Euseb., Prœp. Evancj lib. xi, cap. xix; Tiieod., Sermo xi, ad Grœc Cyrill. Alex., lib. vin, in Julian.